IV. LUSTRATIONS ET PURIFICATIONS. — Le CoUégC dcS
Pontifes dont le président, depuis l'abolition de la royauté, jouait auprès de l'Etat le rôle de père de famille, devait nécessairement prendre part aux cérémonies expiatoires célébrées au nom de l'universalité des citoyens, et il est permis de supposer, même en l'absence de textes formels, qu'ils apportaient leur concours aux purifications des Parilia (21 avril) et au sacrifice de la porca praecidanea (p. 70) qui n'étaient pas moins obligatoires pour l'Etat que pour les familles ^ .
Us figurent également à titre de sacrificateurs dans la cérémonie solennelle connue sous le nom d^Amburbium. Une procession faisait le tour de la ville, à l'extérieur des murs, et faisait halte à certains points qui passaient sans doute pour avoir été autrefois les limites du territoire romain. C'est là que les Pontifes, ceints selon le rite de Gables, sacrifiaient à tous les génies protecteurs de la ville : €cîâ^
Sicnttf. Cette fête lustrale, analogue à la fête champêtre des
(1) 0?hl, Fast, l, 46< sqq. — (î) Ovid. Va»t. Vï, <0I , sqq. — (3; V. J. Marquardt, Uandb. iV, p. «65. - (4) Slrab. V, 3.
S8i FONCTIONS SàG£HDOTAL£S DBS PONTIFES.
Ambarvaliay n'était peut-être pas au nombre des fêtes ordinaires : en tout cas, on la trpuve célébrée extraordinairenient pour conjurer la colère des dieux, et en particulier lorsque la guerre éclata entre Pompée et César *.
Tous les quatre ans, lorsque les consuls et plus tard les censeurs terminaient par une cérémonie religieuse le recensement des citoyens, le P. M. prenait part à ce lustre (Ixistrumj a7nbilustrum)y et offrait sans doute à cette occasion ces hostiae caviares dont il a déjà été question (p, 64) et qui étaient immolées, selon Festus, € pro collegio ponti» ficum quinto quoque anno, y>
Les Pontifes concouraient encore à d'autres cérémonies symboliques dont on ignore le sens, mais qui paraissaient être des fêtes expiatoires. Telles sont \eRegifugium (24 février) et cet étrange drame religieux du mois de juillet (5-8 juillet) qui commence par les Poplifugia^ se continue par les Nonae Caprotinae et se termine par une explosion de joie connue dans la langue liturgique sous le nom de vitulalio *.