‹ Les pontifes de l'ancienne RomeChapitre 85 sur 117 · LIVRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME

Nous avon3 essayé de retracer jusqu'ici l'étendue et la variété des attributions pontificales, et de marquer, autant qu il nous a été possible, les progrès du pouvoir spirituel dans le domaine qui lui est propre. 11 ne nous reste plus qu'à suivre le collège des Pontifes dans sa vie extérieure et dans ses rapports avec TÉtat ; à noter les modifications que ne pouvait manquer de produire dans son organisalion l'influence envahissante de la société civile, modifications qui ont permis au collège de traverser les époques les plus diverses, aristocratique, démocratique, monarchique, sans être au milieu d'elles un anachronisme. C'est là, à proprement parler, l'histoire du collège des Pontifes. Elle peut se diviser en cinq périodes : la période de formation, esquissée dans le premier livre de cet ouvrage, et sur laquelle nous ne reviendrons pas; celle qui s'étend de l'institution de la république à la loi Ogulnia (300) ; de la loi Ogulnia à la loi Domitia (300 — i04), de la loi Domitia à la fusion du pontificat suprême et du principal (104 — 12), et enfin du pontificat d'Auguste jusqu'à la dissolution du collège ; mais le désir de faire rentrer l'histoire des Pontifes dans les grandes lignes de l'histoire romaine, nous détermine à adopter une division plus simple et plus familière. Nous allons donc considérer le collège des Pontifes dans les diverses situations que lui ont faites le régime républicain, le pontificat des empereurs païens et le pontificat des empereurs chrétiens.

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