ménages
ime nous l'avons déjà dit, c'est surtout dans arrondissement qu'on les rencontre ; les arsements habités par le plus grand nombre jents sont :
(Gobelins), qui en compte 11,893
' (Popincourt), — 10,910
' (Ménilmontanl), — 9,723
' (Montmartre), — 8,845
' (Panthéon), — 7,836
' (Butte-Chaumont), — 7,807
X qui en contiennent le moins sont :
• (Enclos Saint-Laurent) — 2,475 ' (Bourse), — — 1,537
» (Elysée), — — 1,732
» (Opéra), — — 1,902
>' (Louvre), — — 1,986
is ces chiffres ne $ont que relatifs, car l'ordre irrondissements doit être interverti, si l'on are le nombre des indigents à celui des habi-
tants ; ainsi, sauf le 13* qui garde toujours la tête et qui donne un indigent pour 5,090 habitants,
Le 20« en a 1 pour 8,099 —
Le 44^ (Observatoire) 1 — 9,045 -
Le 15« (Vaugirard) 1 — 10,078 -
Lel9« 1 — il,039 —
Le i2« (Reuilly) 1 — 12,040 —
Tandis que le 9" arrondissement
en donne t pour 55,085 —
Le 2« — 51,098 —
Lef^ — 41,012 —
Et le»» — 40,057 —
Le 13* est donc relativement le plus malheu^ reux et le 9% le plus riche.
La proportion entre le nombre des chefs de mé^ nage qui, relativement à Tâge, était, en 1869, d^ 78 pour 100, pour ceux qui n'ont pas atteint 70 ans, et de 21 pour 100 , pour ceux qui ont dépassé cet âge.
On compte au-dessous de 60 ans, 22,874
— au-dessus, de 60 à 64 — 3,296
— — 100 et au-dessus. 1
Les ménages avec ou sans enfants au-dessus de s ans étaient, en 1866, de 44 pour 100, et, en 1869,
> 45 pour 100. Leur nombre a peu varié, ces
► ,229 ménages réunissaient, en 1866, 46,780 ennts, et, en 1869, leur nombre, élevé à 16,189, •mprenait 50,974 enfants.
ILes 19« 15», 20% 18« arrondissements, sont les
uis chargés de famille, et l'on compte souvent
6, 7, 8 et même 9 enfants dans un seul ménage.
On comptait 1,182 ménages avec 1 enfant.
25,909 ménages étaient sans enfants.
Les arrondissements possédant le plus grand fiombre d'enfants comparé à celui des adultes sont :
Le 13e qui compte 5,644 enfants, soit 47,045 p. 100. 11« — 5,322 — 48,077 —
Les arrondissements qui, au contraire, possèdent le moins grand nombre d'enfants sont :
Le 2* qui contient 539 enfants, soit 35,007 pour 100. 8e — 652 — 37,064 le» — 660 — 33,023 - 9e — 686 — 36,006 -
On voit que ce sont à peu près les niêmes arrondissements qui ont le plus de charges et les mêmes qui sont favorisés.
Les ménages indigents qui habitaient des logements dont les loyers étaient inférieurs à 100 francs, étaient longtemps en décroissance : en 1856, on en comptait 12,339
et en 1869, il n'y en avait plus que 6,546
ce qui donne une moyenne de 15 pour 100.
La moyenne des logements de 100 à 200 francs s'est élevée à 22,316, et celle de 200 à 300 compte 4,536 logements.
Les loyers au-dessus de 300 francs qui n'étaient,
en 1856, que de 97, sont montés au nombre de 537.
En somme, la moyenne des loyers des indigents
était: en 1856 de 113 francs 45 centimes.
en 1861 de 135 -^ 12 ^ en 1863 de 132 — 45 — en 1866 de 141 ^ 27 •-.
en 1869 de 152 32 ^
Malgré leur prix relativement élevé, ces logements sont, en général, ass^z restreints :
Oa en comptait 27,989 qui avaient une seule pièce.
41,440 en ont 2 id,
1,676 — 3 id.
189 — 4 id.
1 — S id.
Il y avfiit 3,523 logements sans aucun appareil de
chauffage, ni poêle, ni cheminée ;
10,998 avec un poêle;
27,680 avec une cheminée.
1,411 logements ne prennent jour
que sup des paliers ou corridors .
Il semble qu'on pourrait bien leur appliquer la loi sur les logements insalubres et obliger les propriétaires à les éclairer d'une manière plus hygiénique.
On comptait 28,340 pièces à 4 seul lit.
9,204 — 2 id.
8,308 — 3 id.
1,188 — 4 id.
198 — 8 id.
Enfin, 863 vieillards étaient admis chez les petites sœurs des pauvres et couchaient en dortoir.
Remarquons que, outre le nombre des lits dans le même appartement, il y a souvent plusieurs personnes couchées dans le même lit.
N'oublions pas également de tenir compte de 8,845 indigents logés à titre gratuit, et 2,318 logés gratis à titre de portiers.
Le budget des bureaux de bienfaisance de Paris était, en 1868, de 4,887,388 fr. ainsi répartis : ,
1" 482,662 francs affectés à des secours mensuels
de 5, 8, 40, 12 fr., en faveur de vieillards aveugles ou paralytiques; 2® 239,290 — affectés à des secours d'hospices
pour des vieillards maintenus dans leur famille; 3° 944,768 — traitements et accouchements à
domicile (69,223 personnes soignées) ; 4° 2,447,748 — secours mensuels, pains, habits,
couchers.
En divisant celte somme de 2,447,748 fr. par le nombre de 40,644 ménages inscrits en 1866, on trouve que la somme allouée par ménage a été de 60 fr. 22 cent., et en la divisant par 105,119 individus, de 23 fr. 28 cent, par tête.
Toutes les classes de la société donnent leur contingent à rindigence. La grande et petite industrie, les salaires élevés et moyens ; les arts, les lettres; tous les métiers manuels.
Pour les hommes, voici les professions qui donnent le plus d'indigents : .
Hommes de peine 3,658
Cordonniers 1,384
Tailleurs 807
Menuisiers 728
Concierges 679
Cochers. 654
Maçons 854
Chiffonniers 477 .
Peintres, vitriers 437
Ébénistes < 373
Commissionnaires. 334
Tourneurs 324
Employés d'administration publique. 280
Balayeurs 292
Charpentiers 207
Corroyeurs. 200
Imprimeurs , 200
Mécaniciens 214
Hommes d'équipe 204
Orphelins 431
Aveugles 235
Les industries, les professions ou les salaires pour les femmes se répartissent dans les catégories suivantes :
Journalières \ 3,502
Femmes de ménage 1,920
Confectionneuses avec machines à
coudre 1 ,330
Lingères 953
Confections communes 654
Concierges 854
Orphelines 624
Savonneuses 636
Repasseuses 548
tlavaudeuses 496
ChiflFonnières 383
Ex-domestiques 391
Garde-malades 321
id enfants 285
Balayeuses 247
Marchandes de gâteaux 273
Fruitières 249
Buandières 253
Piqueuses de bottines 225
En 1869, 8 hommes de lettres, 12 instituteurs, 6 professeurs de langue, 5 interprètes, i professeur de danse, iOl musiciens et chanteurs, 57 artistes divers, 17 institutrices, 8 maîtresses d'étude, 1 professeur de musique , littérature et dessin étaient secourus par les bureaux de bienfaisance de Paris. .
En somme^ on voit qu'à Paris surtout, et dans un certain nombre de grandes villes, l'organisation des bureaux de bienfaisance fonctionne régulièrement et rend de grands services à la population indigente; une des réformes principales que réclame toutefois l'assistance publique en province, c'est la fusion des deux services dés hospices et des bureaux de bienfaisance dans une séiile main, sous l'autorité municipale et avec la surveillance et l'impulsion énergique du pouvoir central.
Toutes les communes, les plUà petites comme les plus grandes, doivent àvôii* Uri bureau de bîenfai-
sance organisé, ces bureaux de bienfaisance s'entendraient avec les hospices et les hôpitaux pour y faire admettre ceux des indigents qui ne peuvent être secourus à domicile, et pour payer leur pension; le bureau de bienfaisance réaliserait le projet de la médecine gratuite pour les indigents des campagnes; il ferait venir à ses frais les médecins dont la présence pourrait être nécessaire.
11 est facile de constituer dans la commune même la plus pauvre, les recettes des bureaux de bienfaisance.
Un vote du conseil municipal peut allouer un chiffre sur le budget, des quêtes faites chaque année peuvent constituer quelques ressources; maintenant il est permis de rappeler que la loi de Tan V a trouvé des revenus aux bureaux de bienfaisance.
L'une des trois quêtes autorisées par la loi et qui peuvent êlre faites dans les églises, appartient au bureau de bienfaisance, qui a également droit de faire établir des troncs dans les temples.
Une redevance leur est également due sur tous les billets de bal publics, de concerts, de spectacles, etc. ;, le législateur a voulu que de l'argent donné pour s'amuser, une certaine part fut réservée à Tindigence.
La fusion des hospices et des bureaux de bienfaisance est une mesure dont l'urgence et l'importance sont incontestables; elle permettra de multiplier, dans les plus vastes proportions, les heureux effets de l'assistance en organisant partout la mé-
decine gratuite pour les indigents et, en développant le système des secours ^ domicile, qu'on ne saurait trop encourager si Ton veut véritablement aider à la reconstitution de la famille.
Les maires, les conseillers municipaux et les autres citoyens généreux qui voudraient connaître dans tous ses détails l'organisation des bureaux de bienfaisance, pourront consulter avec fruit un très-intéressant ouvrage de M. J. de Laniarque^ publié il y a une dizaine d'années, et qui est un traité succinct et complet sur toutes les questions qui sont relatives à Tassistance publique.