MOTIF
de départ
OSaXBTA- TIOHS
Robert Jean- Pierre.
Rentier.
95 mai 1872.
Paris, me daBac,5i.
Santé.
Bons renseigne • menti.
Si ces motifs ne présentaient aucune cause intéressante pour la sécurité publique, le bulletin resterait dans les archives du ministère; si l'individu avait voulu échapper à un mandat d'amener, sa trace étant troi^vée^^on arrestation serait ordonnée.
S'il avait subi une peine qui lui ait rendu Thabitation de son pays difficile, le bulletin qui porterait le renseignement serait envoyé au commissaire de police du nouveau domicile, qui, avec la discrétion que son devoir lui impose, surveillerait l'individu dont la conduite passée a été coupable, pour Tempêcher de commettre, dans son nouveau domicile, des crimes ou des délits nouveaux.
Par le mécanisme très-simple de cette vérification de changement de domicile, on arriverait à réprimer les crimes dont la répression est aujourd'hui la plus difficile, ceux des criminels domiciliés.
Par la vérification des listes d'inscription pour le travail et la surveillance des livres des aubergistes et logeurs, on parviendrait à donner, à peu de frais, une vive et forte impulsion au service de la sécurité publique, et à rendre sinon les crimes plus rares, du moins l'impunité presqu'impossible.
L'administration supérieure semble croire que l'obligation imposée aux étrangers de faire inscrire leur nom sur un registre en passant la frontière pour entrer en France sera une garantie suffisante. Nous craignons qu'elle ne soit illusoire si on ne contrôle pas au point de départ la situation du déclarant.
Nous nous étonnons pour notre compte que la Direction de sûreté générale, depuis longtemps déjà, n'ait point fait usage de la photographie.
La justice, le service des prisons utilisent l'art de Daguerre qui leur a rendu les plus grands services, et depuis longtemps déjà une carte photographiée
aurait dû remplacer sur les passe«ports et sur les livrets cet absurde signalement aussi vague que peu Utile à rétablissement des individualités.
Nous croyons avoir démontré plus haut que la société aussi bien que Tindividu, et surtout les honnêtes gens ont intérêt à pouvoir, en tous temps, justifier de leur individualité, surtout quand ils ne sont pas dans la localité qu'ils habitent ordinairement.
Puisqu'on ne veut plus ni de Tancien passe-port, ni du Uvret, ne pourrait-on pas inviter au moins tous les citoyens i se munir d'une photographie les représentant, et derrière laquelle ils feraient inscrire leurs nom^ prénoms et leur adresse certifiés ei^acts par la signature d'un maire ou d'un adjoint, et garantis par le cachet municipal?
La photographie a faitd'assez importants progrès, et ses produits sont cotés à assez bon compte pour que chacun puisse accomplir la formalité que nous recommandons et qui pourrait être généralisée.
Nous n'avons pas besoin de nous étendre longue* ment pour faire comprendre l'utilité des cartes photographiques, aussi bien pour la sécurité des citoyens que dans Tintérêt de l'action judiciaire.