INTRODUCTION XXIII
flucnce qu'a exercée chacun de ces éléments sur les qualités des sociétés qui ont succédé les unes aux autres dans un môme pays.
IH. — Méthode adoptée dans cet essai pour tracer les trajectoires parcourues par les populations primitives.
i. Si la connaissance des migrations antéhistoriques présente un réel intérêt, leur détermination n'est pas facile. A peine les récits légendaires, souvenir d'un passé incertain et rapportés par les plus anciens auteurs peuventils nous donner quelques renseignements. Souvent les mômes populations primitives sont désignées par différents noms, les rares voyageurs qui ont visité les régions éloignées des centres civilisés ayant appliqué aune nation le nom d'une de ses tribus ou lui ayant môme attribué un nom arbitraire basé sur une de ses coutumes plus ou moins caractéristique. De là une confusion dont on ne peut sortir qu'à l'aide de documents moins hypothétiques.
Ces derniers sont fournis par l'archéologie; toutefois, parmi les renseignements donnés par les fouilles, il faut choisir ceux qui, par leur caractère bien précis, permettent une interprétation facile et simple.
En général, les souvenirs des anciens âges que l'on a recueillis, peuvent se classer dans les trois catégories suivantes : 1® des ossements humains et des restes de festin; 2* des objets d'armement et d'outillage; 3** des tombeau?^, Ces trois espèces de reliques permettent de