Josèphe. Antiq., XVI
278 LES POPULATIONS PBIMITIVES
Hérode lui-même fut inhumé par les soins de son fils et successeur Archélaûs.
« Son corps, vêtu à la royale avec une couronne d'or sur la tète et un sceptre à la main, était porté dans une litière d'or enrichie de pierreries de grand prix. Le fils du mort et ses proches parents suivaient la litière : et tous les gens de guerre marchaient après eux, distingués par nation. Les Thraces, les Germains et les Gaulois étaient les premiers, et les autres les suivaient, tous commandés par leurs chefs et armés comme pour un jour de combat. Cinq cents officiers, domestiques du défunt roi, portaient des parfums et fermaient cette pompe si magnifique. Ils marchèrent en cet ordre pendant huit stades, depuis Jéricho jusqu'à Hérodion, où Ton enterra ce prince ainsi qu'il l'avait ordonné * ».
I>ans la vingtième année du règne de Tibère, Philippe, frère d'Hérode, après avoir joui pendant trente-sept ans des tétrarchies de la Traconite,de la Gaulatide et de laBathanée, mourut à Juliade. Ses funérailles furent magnifiques et on l'enterra dans un superbe tombeau qu'il avait fait préparera , Ainsi, depuis l'époque des patriarches jusqu'aux premières années de notre ère, la coutume juive fut l'inhumation. Elle a été conservée jusqu'à nos jours.
Mais si les livres saints nous ont permis de constater le rite funéraire adopté par les Hébreux, ils nous donnent peu de renseignements sur les cérémonies des funérailles. On peut supposer cependant que, dés que le mort avait rendu le dernier soupir, on fermait et on baisait ses yeux. Dieu dit à Israël : « Joseph mettra ses mains sur tes yeux ^ »
« Joseph, voyant son père mort, se jeta sur son visage, pleurant et l'embrassant ^. »