Nombres, XIX, II
i80 LES POPULATIONS PRIMITIVES
patriarches il ne semble pas qu'il en fût de même, d'après ce que nous lisons dans la Genèse au sujet des funérailles de Sara '.
Les premiers chrétiens qui ont adopté, après les Juifs, le rite de Tinhumation n'ont pas approuvé la coutume judaïque d'ensevelir les morts aussi promptement que possible. On les exposait pendant quelques jours dans la maison et notamment le quatrième jour dans l'église sous la garde des prêtres qui récitaient ou chantaient des psaumes en présence des voisins et des amis.
On déposait ensuite le corps dans un cercueil que Ton portait au tombeau sur une civière.
« Et le Seigneur s'approcha et toucha le cercueil. Or, ceux qui le portaient s'arrêtèrent et il dit : << Jeune homme, je te le dis, lève-toi *. »
Remarquons, cependant, que l'emploi du cercueil n'était pas indispensable. D'après ce qui précède, les Évangiles, à propos de la résurrection de Lazare et de la sépulture de Jésus-Christ, n'en font aucune mention.
Le peuple, les parents, les amis accompagnaient le convoi en pleurant.
Dès qu'on eut enseveli Abner, David éleva la voix et tout le peuple pleura.
a Tes mains n'ont point été liées, dit-il ; tes pieds n'ont point été chargés de fers ; mais tu es tombé comme on a coutume de tomber devant les fils d'iniquité. Et tout le peuple répétait ces paroles, pleurant sur lui ^ »
Telles furent les principales cérémonies des funérailles. Aujourd'hui, quelques-unes ont été modifiées, les Juifs ne suivant pas partout les mêmes usages pour les obsèques, mais le rite de l'inhumation a été toujours observé depuis