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Kschyle. Les sept contre Thèbes

la fille malheureuse d'OËdipe : « Moi-même, faible femme, je creuserai la fosse, j*éleverai le tombeau; moi-même, dans les plis de ma robe de lin, je porterai la terre, j'en couvrirai le cadavre. »

Sophocle ', dans Antigone, fait raconter, par un garde, à Gréon, comment les honneurs funèbres furent rendus au cadavre de Polynice.

« Le sol n'était ni entamé par la hache ni creusé par la pioche; la terre, ferme et unie, n'était pas sillonnée par les roues d'un char ; nul indice ne pouvait déceler l'auteur. Le corps, sans être déposé dans une fosse, n'était plus apparent; une légère couche de poussière jetée à la hâte le couvrait. Ni chiens ni bêtes farouches n'y avaient laissé aucune trace de mutilation. »

A cette époque, on le voit, la sépulture chez les Thébains était fort simple. Il suffisait de recouvrir le corps de terre ou de poussière et de verser sur lui des libations en récitant des prières funèbres, mais ces cérémonies étaient obligatoires et, malgré la défense du roi, Antigone s'expose aune mort cruelle pour rendre à son frère les derniers devoirs. Être abandonné sans sépulture, c'est-à-dire n'être pas honoré d'un souvenir exprimé par des rites si primitifs, était le plus grand de tous les malheurs.

L'existence du rite funéraire de l'inhumation à Thèbes est pour nous la preuve d'une pénétration en Béotie d'individus appartenant aux tribus dont nous recherchons les migrations. Il est probable que cette invasion venait de la Macédoine et de la Thrace. Cependant certains auteurs, ayant reconnu dans les coutumes de la Béotie des rapports avec celles des Phéniciens, en ont conclu que l'influence sémitique y avait été apportée par des conquérants asiatiques. Assurément les communications entre Tyr ou Sidon

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