Vogt. Vorlesungen iiber den Menschen
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POPULATIONS MÉGALITUIQUES 27
/est ici que nous saisissons les imperfections d'une
aenclature basée exclusivement sur la classification des
biliers recueillis dans les fouilles. Les âges de la pierre
.le, du bronze et du fer des archéologues représentent
^ états de civilisation qu'ont parcourus probablement,
ndant leurs migrations, tous les groupes des tribus qui
sont répartis sur la surface du globe. Un des premiers
» ces groupes, celui des dolmens, s'est révélé comme pos-
*dant surtout un mobilier de pierre polie ; mais il serait
eu rationnel d'en conclure que toutes les tribus néolithi-
ues ont fait nécessairement partie de la population méga-
ithique.
La civilisation de la pierre polie n'a peut-être été que la conséquence naturelle des civilisations antérieures. Les découvertes de M. Piette, qui ont démontré la continuité du progrès des outillages en pierre chez les habitants des Pyrénées, rendent inutile l'hypothèse d'une migration pour expliquer le polissage des ciseaux, des racloirs, des grattoirs, des pointes de lance ou de flèche en silex K
Il n'en est pas de même pour comprendre la similitude des formes de ces monuments funéraires que Ton rencontre dans des pays éloignés les uns des autres, l'Inde et la Gaule. Ici, il faut admettre nécessairement une trans> mission des dogmes d'une religion par le déplacement des tribus. Les adeptes de cette religion spéciale, dont le culte des morts nous a été conservé, ne disposaient pas, il est vrai, à l'origine du moins, d'autres moyens pour satisfaire leurs besoins journaliers que ceux possédés par les populations troglodytiques qu'ils rencontraient, mais l'existence même de leurs croyances uniformes est la preuve d'une organisation sociale qui leur donnait une supériorité JBContestable sur des tribus isolées, sans lien de confrater-