I. Strabon. Oéogr., llî
occupée par le peuple des dolmens comme les régions maritimes.
Le souvenir de ces migrations s'était conservé dans les traditions rapportées par les auteurs anciens. Pour ce motif, Strabon ^ place les lies Cassitérides voisines et en regard des côtes de Tlbérie, et Tacite * conclut du teint basané des Silures, de leurs cheveux assez communément crépus, de la position de leur territoire en face de l'Espagne, que les Ibères ont occupé anciennement Tîle de Bretagne. Pour ces auteurs, des relations existaient depuis la plus haute antiquité entre les peuples de l'Espagne et ceux de la Gaule occidentale et de la Grande-Bretagne.
Ces conclusions s'accordent avec les observations archéologiques qui nous montrent les peuples des dolmens ayant laissé des traces de leur séjour sur les rivages de l'Océan depuis le golfe de Gascogne jusqu'au détroit de Gibraltar.
V. — Digression. — Les populations que les anciens appelaient Ibères faisaient partie du peuple des dolmens. — Conséquences importantes qu'on peut déduire de cette constatation.
1. Avant de continuer l'étude des migrations des populations mégalithiques venant du Nord et se dirigeant vers l'Afrique, examinons s'il ne serait pas possible d'admettre l'hypothèse que les tribus, appelées Ibériennes par les anciens, faisaient partie de ce peuple des dolmens dont nous suivons les séjours successifs par la trace de leurs tombeaux.
Les contreforts septentrionaux de la chaîne des Pyrénées sont couverts par une vaste nécropole qui s'étend des bords