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CHAPITRE II

Tribus du rite de Tincinération.

1. — Du rite de rincinération. — Étude des nécropoles à incinéralion. — Asie. — Europe (Provinces Danubiennes et Autriche-Hongrie.)

*. Le rite de rincinération, qui a été adopté par un grand Nombre de tribus réparties de Tlnde à la Gaule, est reconnu, 4uis les fouilles des tombeaux, par les amas de cendres, restes de la crémation des cadavres.

Ces cendres sont le plus souvent déposées dans des urnes W contiennent aussi des fragments de bijoux ou d*armes *yant été déformés et brisés par l'action d'une haute température. Quelquefois, les résidus de la combustion du <^ûîp8 ne sont protégés par rien et sont simplement réunis ^û une masse de poussière noire contenant encore quelques restes du bûcher funéraire.

Les tombeaux affectent les formes les plus variées. »anl6t ce sont des amas de terre ou de pierres dans le Passif desquels les urnes ou les petites constructions qui *fis remplacent ou les protègent sont enfouis. Tantôt ce ^ût des puits, des excavations creusées dans le sol et simplement recouvertes par des dalles. Mais, quelles que soient ces différences dans les détails, le caractère distinctif

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du rite consiste dans la crémation du mort sur un bûchj et dans la conservation de ses os calcinés, séparés plus < moins complètement des charbons du bois qui les a brûlé Ce mode spécial de sépulture où les cadavres ont é détruits par le feu faisait évidemment partie d'un culte rel gieux dont les adeptes concevaient d'une manière partiel lière les destinées humaines au delà de la mort. Ci croyances communes, quelque répandues qu'elles fussen étaient un indice des liens de parenté unissant entre ell< les populations à qui leurs ancêfres les avaient transmise! 2. Asie. — En Asie on a trouvé des sépultures incinéréei Il existe, dans les monts Soliman en Afghanistan et e Perse *, des tumulus (tappey, kurgan) formant des py« mides tronquées ou des cylindres hauts de 20 à 30 mètres Us renferment en abondance des restes de cadavres brûlés ils sont probablement d'une haute antiquité.

Au nord de l'Hindou Kouch, dans les ruines de l'Afro siab, qui touchent à la ville de Samarcande, le professeu Wesselofsky ^ a constaté l'existence du même rite funé raire. Les urnes cinéraires, généralement de forme oval ou carrée, quelques-unes ressemblant à une tente, porten des ornements en creux. L'un de ces ornements représent un personnage au type indou, vôtu d'un casaquin dont li coupe est connue par les bas-reliefs de l'Inde. Ce détai semble fournir une preuve des relations de Samarcand avec la monarchie indo-scythique, relations justifiées pa l'identité des coutumes funéraires puisque l'histoire non apprend que la crémation était adoptée dans l'ïndoustat depuis la plus haute antiquité.

Dans la région transcaspienne, le général Komarof *î

1. D"" J.-E. Polak. — Les métaux d'après les sources perses (MMei der antropol. Geselsch, in Wien), Anthropologie, tome 1.

2. Antiquités de la Rtissie méridionale^ par le prof. N. Kondakof, ^ comte J. Tolstoï et S. Reinach.

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