Bev arch., 3« série, tomeXXVIlI, mnrs-avril 1896, p
TRIBUS DU RITE DE l'iNCINÉ RATION 121
Scandinaves qui ont conservé, jusqu'à Tépoque des Vikings, le rite de Tincinéraiion et qui ont fréquenté les cotes de la Manche, nous ferions une hypothèse présentant une grande probabilité : mais il nous suffit de constater que la région où se rencontrent ces sépullures est limitée aux territoires voisins de la mer.
21. Espagne. — Le col de Béret ou de Peyreblanca sépare les sources de la Garonne et de la Noguera-Pallaresa. On y a trouvé des enceintes * au centre desquelles furent recueillis des vases brisés ayant contenu des morceaux de charbon de bois ainsi que des ossements calcinés et en petits éclats.
D'autre part, en différents endroits de la Péninsule, on a rencontré des sépultures contenant du bronze, isolées ou associées à des sépultures mégalithiques 2. Elles renfermaient des squelettes non brûlés ou des urnes avec cendres, ou les deux systèmes réunis. Les urnes cinéraifes avec leurs couvercles et les objets de parure en bronze rappellent les mobiliers funéraires du plateau de Ger.
Par ces différentes constatations on saisit Tinfluence d'une invasion en Espagne, invasion après laquelle les deux rites funéraires ont existé simultanément.
Enfin, dans le sud-est, dans les provinces de Murcie et d'Alméria, on a trouvé des sépultures incinérées et inhumées, accompagnées de bracelets en bronze formés d'un gros iil métallique, d3 petits grains de collier en bronze, etc. Des stations, remontant probablement à une époque plus récente apparaissent, et la coutume d'inhumer les morts devient générale '\
1. Mat.^ tome IX, 1878, p. 130. Goiirdon : Les ti:muli du Plan do Béret (vallée d*Aran).