‹ Les populations primitivesChapitre 7 sur 150 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

IL — Des migrationà ont eu lieu aux époques antébistoriques.

Utilité de leur détermination.

1 . Les conséquences qui précèdent, déduites de Texpérience, nous autorisent à rechercher si les causes qui ont provoqué les migrations depuis les temps historiques, n'existaient pas auparavant.

Il est facile de démontrer que la nécessité de pourvoir aux besoins matériels de la vie n'a pas permis aux premiers habitants de la terre de se cantonner dans un espace restreint.

L'homme primitif chercha d'abord sa nourriture dans la cueillette des fruits, produits d'une végétation spontanée. Ce mode d'alimentation imposa, dès l'origine, des déplacements d'autant plus étendus que la population augmentait ; mais il fut bientôt insuffisant et remplacé par la chasse.

Pour atteindre les animaux sauvages, le chasseur fut également astreint à de longs parcours; son imprévoyance le portant à détruire le gibier sans nécessité, l'étendue du territoire de chasse fut augmentée. De proche en proche, de vastes régions furent ainsi explorées.

L'habitant des steppes qui, en domestiquant certaines espèces d'animaux, a remplacé la vie aventureuse du chasseur par celle plus douce du pasteur, n'a pas échappé davantage à l'obligation du déplacement. La recherche de l'herbe indispensable à Talimentation du troupeau, l'accroissement de ce dernier et le rapide développement des tribus, développement dû à un genre de vie

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