‹ Les populations primitivesChapitre 8 sur 150 · INTRODUCTION XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXI

assurant Tavenir, toutes ces causes ont concouru à imposer au pasteur la vie nomade.

Peu à peu l'espace libre fut occupé, et lorsque la terre manqua, la mer elle-même fut envahie. Le pêcheur s'enhardit à quitter les côtes pour découvrir les régions les plus poissonneuses et, devenu habile navigateur, trouva sur les continents voisins de nouveaux territoires à exploiter.

Cependant, à mesure que la population croissait, il fallut inventer encore le moyen de pourvoir aux exigences de la vie à l'aide d'aliments faciles à se procurer dans des espaces plus limités que la steppe. La culture des céréales donna satisfaction à ce besoin et dispensa bientôt Thomme de la vie nomade. L'agriculture rattacha au sol, lui imposa des résidences fixes, et lui permit ainsi de s'adonner aux arts industriels Les cités naissent alors ; les états se forment par la réunion des cités ayant des intérêts communs ; mais l'immobilité des sociétés n'en résulte pas. L'excès de population force des essaims à se mettre à la recherche de terrains propices à l'exercice des arts agricoles et industriels. De là des migrations nouvelles, des guerres de conquête et l'organisation de bandes se répandant au loin pour enlever aux sédentaires leurs richesses accumulées par Tépargne.

Tout concourt ainsi à la diffusion des populations sur la surface du globe, la rapidité de l'expansion étant en raison inverse des obstacles à surmonter. Quand les territoires sont libres ou défendus seulement par quelques sauvages isolés, l'invasion se répand comme le torrent dont les eaux ne sont arrêtées dans les pentes monta-

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