‹ Les populations primitivesChapitre 75 sur 150 · Homère. Odyssée^ liv. XI · texte numérisé non relu

Homère. Odyssée^ liv. XI

$. Hgmère. Iliade^ liv. XXII,

pas admis au séjour des bienheureux tant que ses cendres n^étaient pas enterrées. L'âme dePatrocle*, comme celle d'Elpénor, se plaint de la vie errante que lui impose le retard de la sépulture.

Les autres pratiques énumérées dans le récit des' funérailles d'Achille pouvaient n'être pas toutes obligatoires au même degré que les deux cérémonies de la crémation et de Tenfouissement dans un tombeau; cependant elles avaient une grande importance pour honorer le défunt. Certaines d'entre elles ne pouvaient même être négligées sans préjudice pour la vie d'outre-tombe.

3. Nous constaterons ce fait en reprenant l'une après Tautre chacune des pratiques successives des rites funéraires décrites dans les poèmes homériques et en déterminant leur importance relative par l'étude, dans les textes anciens, de la signification qu'on leur attribuait.

La première opération consistait, avons-nous dit, à préparer le corps et à le placer sur un lit funèbre. Le mort était revêtu de ses armes et de ses plus belles parures ; c'est ainsi qu'il devait d'ailleurs être incinéré.

Lé corps de Patrocle * fut d'abord parfumé d'huiles précieuses; ses plaies furent remplies d'un baume exquis; étendu sur un lit de parade, il fut recouvert d'une étoffe très fine et d'un voile d'une éclatante blancheur.

« Mes serviteurs, dit Admète au chœur dans la tragédie A'Alceste^, ont pris sur leurs épaules le corps de la morte, paré de tous les ornements, pour le porter au bûcher et de là au tombeau. »

« Je suis prêt, dit Hector*, à élever un tombeau à Rhésus et à brûler sur son bûcher mille vêtements de prix. »

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