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Homère. Iliade, \iv: XXIII

458 LÈS POl^ULATtONS PRlMlttVËS

« Quand nous serons rassasiés de deuil, leur dit-il, nx)us renverrons nos chars et nous célébrerons tous ici le festin des funérailles, n

Ce repas, qui faisait encore partie des préliminaires dé Fincinération, semble avoir laissé ses traces dans les tombeaux où Ton retrouve souvent, près de Fume cinéraire, des ossements d'animaux.

Pendant que Tami s'abandonnait à sa douleur, il fallait enfin préparer la grande cérémonie, la plus importante sans contredit pour assurer au défunt la paix éternelle. On s'occupait alors de la construction du bûcher et, dans ce but, on abattait dans les forêts voisines des arbres de grande dimension* et probablement d'essences spéciales afin de produire une haute température et d'obtenir ainsi la combustion la plus parfaite.

« C'est là, sur le sommet de l'CEta, dit Hercule à Hyllus dans les Trachiniennes de Sophocle ^, qu'il faut transporter mon corps dans tes bras; et, quand tu auras coupé un grand noifnbre de chênes au^ profondes racines et abattu également de vigoureux oliviers sauvages, tu y déposeras mon corps, et, prenant une torche de bois résineux, tu mettras le feu au bûcher. »

Le charbon, dont on retrouve les fragments sur les emplacements des bûchers, satisfait en effet aux conditions qui semblent imposées par les récits dés anciens poètes; il provient de bois durs dont la combustion a dégagé une grande quantité de chaleur.

Le bûcher étant préparé — souvent sur l'emplacement même du tombeau — on organisait le convoi funèbre.

Au milieu de l'armée en armes, Achille suit à pied le lit funèbre ; il njarche tristement penché sur le corps de son ami dont il soutient la tête ; arrivé sur le lieu du bûcher, il

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