‹ Les populations primitivesChapitre 79 sur 150 · Homère. Iliade, liv. XXIII · texte numérisé non relu

Homère. Iliade, liv. XXIII

Z. Euripide. Hécube»

S. Virgile. Enéï<ie, liv. VI.

160 LES POt>ULATION$ PRIMITIVES

de ne pas oublier cette pratique à laquelle il attache un grand prix. Enfin, le surmonter d'une colonne, c'est rendre au défunt le plus grand honneur; Héra le rappelle à Zeus à propos de Sarpédon *.

Le tertre doit être vu de loin et placé à proximité des lieux fréquentés ; il s'élèvera sur les rivages de la mer, aux carrefours des grands chemins. Hector, provoquant les Grecs, promet à celui qu'il aura vaincu un tombeau sur le rivage de THellespont *. Par les soins du pieux Énée ^, un vaste tombeau, que décorent les armes du guerrier, sa rame et son clairon, s'élève sur une haute montagne qui porte encore le nom de Misène et qui, à travers les siècles, gardera ce nom éternel. Hector * prévient Priam et les anciens de Troie des malheurs de Rhésus et les charge d'ensevelir les morts aux détours des grands chemins.

« Le tombeau achevé, tous se retirent, » dit Homère ^ La cérémonie funèbre était terminée, les rites réguliers accomplis, le mort devait jouir du repos éternel dans le séjour d'outre-tombe. Il emportait avec lui des, vêtements, des armes, des provisions de toute sorte ; il était accompagné de serviteurs ; tout était préparé pour lui rendre douce sa nouvelle existence. Aussi nVt-il plus le droit de se plaindre de ses amis qui ont rempli à son égard tous leurs devoirs ; il ne saurait appeler sur leur tête la colère des Dieux.

Cependant, quelquefois un complément d'honneurs était décerné aux héros. On célébrait des jeux autour de leurs tombeaux. Il en fut ainsi aux funérailles d'Achille et à celles de Patrode. Cet usage des jeux remontait d'ailleurs à une haute antiquité. « Les premiers jeux funèbres qui

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