Euripide. Rhésus
d. Homère. Iliade, liv. XXIII.
TRIBUS DU RITE IVE L*INaNÉRATION 161
aient été célébrés, dit Pausaiiias S le furent à la mort (TAzan, fils d'Arcas. » Suivant la tradition, Arcas, fils de Gallisto et époux de la nymphe Érato, introduisit, dans TArcadie, Tart de cultiver le blé qu'il avait appris de Triptolème.
' 4. Le culte des morts ne consistait pas seulement dans les cérémonies accomplies au moment des funérailles. Des offrandes étaient encore déposées sur le tombeau par les parents et les amis pour célébrer certains anniversaires.
Eschyle ^ rappelle cette coutume lorsqu'il fait dire à Oreste, invoquant les mânes de son père et lui demandant de régner sur son palais : « Alors les humains fonderont en ton honneur de solennels banquets. Si tu nous abandonnes tii resteras sans gloire parmi les mânes comblés d'offrandes dans les fêtes où. s'allument les gros bûchers des morts. »
Le môme poète ^ nous donne ailleurs le détail de ces cérémonies lorsqu'il nous représente la mère de Xerxès, Atossa, au tombeau de Darius. « J'apporte, dit-elle, au père de mon fils ces offrandes propitiatoires qui apaisent les mânes : le laitl)lancet doux d'une génisse consacrée ; le miel doré, distillé par l'ouvrière qui suce les fleurs; l'onde puisée à une source immaculée ; ce breuvage, sans mélange, produit d'une agreste mère, joyeux enfant de la vigne antique ; le fruit odorant de l'arbre qui jamais, dans sa vie, ne dépouille son feuillage, la blonde olive; et des guirlandes de fleurs, filles de la terre féconde. Vous, ô mes amis, accompagnez ces offrandes des hymnes qu'on adresse aux mânes des morts, évoquez l'âme divine de Darius; moi, je vais épancher ces libations que boira la terre et qui pénétreront chez les Dieux des enfers. »
De même, dans VOrestie, d'Euripide, Hélène fait répandre
l . Pausanias. Description de la Grèce^ Arcadie, IV. 1. Eschyle. L'Oreslie. Les Choéphores.