‹ Les populations primitivesChapitre 81 sur 150 · Eschyle. Les Perses · texte numérisé non relu

Eschyle. Les Perses

sur le tombeau de Glytemnestre « du miel mélangé de lait et du vin mousseux. »

5. Telles furent les cérémonies funèbres en usage sur les rives du Scamandre vers le xi° siècle avant notre ère.

Homère, Eschyle, Sophocle, Euripide nous ont servi de guides pour en reconstituer les détails. Nous savons aujourd'hui, par les travaux des érudits et des archéologues, que les récits de ces anciens auteurs, dégagés des ornements poétiques, bien interprétés àTaide des monuments découverts, ont la valeur de documents historiques. Les mœurs des Troyens et des antiques habitants de la Grèce se reflètent dans des chants qui ne sont que Texpression des pensées et des aspirations de ces populations primitives.

Pour les temps plus récents la lumière devient plus vive ; elle éclaire d'une manière plus nette les coutumes, surtout celles dont nous recherchons les traditions. Alors les auteurs, quinous fournissent des renseignements, rapportent des faits qu'ils ont observés eux-mêmes ou qui ont été racontés par des contemporains dont les œuvres, perdues pour nous, étaient encore sous leurs yeux.

Le rite de l'incinération était incontestablement suivi par les habitants de TAttique au v* siècle avant notre ère. Le récit, fait par Thucydide ^ de la peste d'Athènes vers 430, ne laisse aucun doute à cet égard. Les lois prescrites pour les funérailles avaient été mises en oubli et chacun ensevelissait ses morts comme il pouvait. Beaucoup manquaient du nécessaire pour les sépultures. « Les uns allaient déposer leurs morts sur un bûcher étranger, et, devançant ceux qui l'avaient élevé, y mettaient le feu ; d'autres, pendant qu'on brûlait un cadavre, jetaient par-dessus le corps qu'ils portaient et s'en allaient »*

A cette même époque, les croyances sur le repos que

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