Denys d'Halicarna&se. Antiquités romaines^ liv. V, ch. m
encore ; Nous les retrouvons, en effet, k des époques plus récentes, en certains points de la Grèce et de ses colonies.
\u iv'' siècle, le corps de Phocion*, banni et porté hors de TAttique, fut incinéré au delà de la ville d*Ëleusis et ses cendres recueillies par une femme de Mégare. Vers la même époque les derniers honneurs furent rendus en Sicile, suivant les mêmes rites, au Corinthien Timoléon ^.
Chez les Macédoniens, la crémation était également en usage. Alexandre le Grand fit brûler le corps d'Hephœstion ^ Eumène, son favori, fut également incinéré par ordre d'Antigone, qui Tavait fait mourir et qui, après avoir recueilli ses cendres et ses ossements, les renferma dans une urne pour les envoyer à la femme et aux enfants de sa victime^. Enfin, les cendres de Démétrius, enfermées dans une urne d*or% furent rapportées à Corinthe.
Au II* siècle, on observait toujours les mêmes rites. Philopœmen, fait prisonnier par les Messéniens, fut empoisonné par Dinocrate. Les Mégalopolitains, sous la conduite de Lycortas, s'emparèrent aussitôt delà ville des Messéniens et brûlèrent le corps de Philopœmen, dont les cendres furent placées dans une urne. Cette urne, couverte de fleurs, fut transportée avec honneur par les Achéens les plus distingués, jusqu'à Mégalopolis, où elle fut déposée ^
7. Les populations de la Grèce ne furent pas les seules qui adoptèrent le rite de Tincinération. Celles de Tltalie en suivirent aussi les pratiques.
D'après Plutarque^ « les Romains ne brûlèrent pas le