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Portrait d'enfant, par Besnard. — 3. Médaillon

3i2 LES PORTRAITS DE L' E NEANT.

chansons enrouées. La reine commençait par rire. Puis cela durait un quart d'heure, une demi-heure : « Joinville, finis! » La chose continuait : « Joinville, « va-t'en! » Le prince chassé par une porte rentrait par l'autre avec son orgue, ses chansons et son enrouement. La reine finissait par s'enfuir chez le roi1. »

Que nous sommes loin de Marie de Médicis ordonnant qu'on fouettât le prince d'Orléans, âgé de dix-huit ans !

Et les discussions de Louis-Philippe avec ses enfants qui étaient romantiques, et la bonhomie du roi disant simplement :

« Quand on donnera Zaïre et Mérope, vous verrez, vous verrez la supériorité du répertoire ! »

Et l'histoire de cet achat d'un tableau refusé au Salon que le prince de Joinville conte dans ses Mémoires. C'était un tableau de Marilhat. Le roi averti se contenta de dire :

« Ah ! tu te mêles de faire de l'opposition.... Il faut un jury, c'est moi qui le couvre de ma responsabilité, comme je couvre celle de mes ministres. Et c'est un de mes fils, c'est toi qui viens donner l'exemple de l'insurrection! Je t'en suis fort obligé ! »

Le souvenir de l'éducation qu'ils reçurent est resté populaire.

« On sait qu'ils suivirent, comme externes, les cours du collège Henri IV2. A vrai dire, rapporte un des biographes du duc d'Aumale, on vit figurer un jour sur le « Cahier de correspondance » des jeunes collégiens un motif d'absence qu'aucun de leurs condisciples n'aurait pu invoquer : Ouverture des Chambres.

« Mais d'ailleurs les Princes tutoient leurs camarades dont ils sont tutoyés et dont ils n'ont garde d'exiger aucun égard particulier. « Quand, dit le prince

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