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PORTRAIT DE JEUNE GARÇON, PAR JALABERT

Appartenant à Mme d'Aillères.

A UJOURD'HUI.

nombreux visages d'enfants, parmi lesquels nous signalerons ses propres enfants; ils lui font honneur, à la fois comme artiste et comme père.

Flandrin, tourné vers la peinture murale, était trop peintre cependant pour résister, dans l'intimité, à la tentation de reproduire les minois frais et roses de ses propres enfants et des enfants de ses amis. Sa correspondance renferme des lignes touchantes qui prouvent combien il aimait et comprenait les enfants :

« Naturellement nous le trouvons charmant; mais, sans prévention, il me paraît plus joli que beaucoup d'enfants de son âge.... On ne saurait lui demander autre chose; mais, plus tard, c'est un bon cœur que nous

voulons lui trouver et que nous tâcherons de cultiver. Je veux qu'il aime tout ce qu'il y a de bon, de beau, enfin je veux que ce soit un brave garçon, qui aime bien et soit digne d'être aimé. » (Octobre 1845.)

Dans une autre lettre, il écrit cette jolie phrase : « Nous faisons joindre les mains du cher petit en disant : Mon Dieu! et nous laissons à ce bon Père le soin d'interpréter, car il sait mieux que nous ce dont nous avons besoin. » (Décembre 1846.)

Il avait lui-même été dessiné à l'âge de cinq ou six ans par son frère aîné, Auguste, modeste icône où le visage enfantin trahit déjà la douceur et la réflexion, précieuses qualités du peintre de Saint-Germain-des-Prés et de Saint- Vincent-de-Paul.

Ses enfants conservent pieusement leurs propres images. Mme Charié, née Flandrin, a la joie de se revoir aux jours où elle berçait tendrement ses poupées dans ses bras, et Paul-Hippolyte Flandrin garde intact, inachevé, son

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