PRÉ FA CE
LA VIERGE ENTOUREE DKS ANGKS, PAR SANDRO UOTT1CELLI.
Florence. — (AnJcrson, phoi.)
sique, et la seconde qui devient pittoresque par l'attention qu'elle met a traduire le réel.
Mais, dans la nature, les divisions n'ont point de précision : c'est, en Egypte, le portrait de Sésostris enfant et. en Italie, celui de Nèrôtl dans sa jeunesse, tandis que nous admireroits parmi les peintures de Baiidry, à l'Opéra, des petits génies qui. maigre leurs ailes, sont des bébés modernes et portent des noms très parisiens.
Nous avons préféré suivre dans ce travail les divisions habituelles de races et d'écoles.
Il n'était pas sans intérêt de dire quelques mots de l'éducation que
recevaient les enfants aux époques diverses de l'Histoire, de rechercher ce que furent le caractère et les mœurs de ces petits modèles représentés par les artistes inconnus de l 'Antiquité, par les maîtres célèbres de la Renaissance et par ceux des temps présents.
El si nous avons eu l'occasion de constater que les enfants aux fto-ures resplendissantes d'honnêteté et de beauté ont toujours eu de bons parents, attentifs et soucieux de leurs devoirs, nous avons eu l'ironique surprise de découvrir que nombre de petits bonshommes, les plus pomponnés, les plus souriants, les plus fiers en peinture auront été trop souvent dans la vie de malheureux enfants privés d'affection et de soins. . . , battus parfois.
Après avoir feuilleté ces pages, après avoir admiré les jolies frimousses et les beaux costumes des jeunes princes espagnols peints par Velasquez, des fils des rois de France peints par Mignard, Rigaud et Nattier, les petits lecteurs et les petites lectrices seront sans doute curieux de connaître l'existence que menaient ces enfants charmants. Ils v verront Louis XIII fouetté au point d'être poursuivi jusque dans
ses rêves par la terreur du martinet; et, durant sa jeunesse, Louis XIV, le futur roi soleil, mourant de faim , manquant de linge et même de vêtements. Et ce n'est pas tout.... Après avoir au contraire appris la saine et simple existence des beaux enfants des Flamands et des Anglais, ils ne pourront se laisser troubler par la jalousie ou seulement par les regrets d'une jeunesse fastueuse; ils perdront d'innocentes et inutiles illusions et ils reconnaîtront — s'ils ne le savent déjà — que, pour
DON GARCIA DE MUDICIS, PAR liliONZINO. Florence. — Galerie des Offices.
L'INFANTE MAR1E-MARGI ER1TE ET SKS DEMOISELLES D'HONNEUR. FRAGMENT DL TABLEAU DE VBLASQUBZ, « LAS MENISAS ». Mum-c du Prado.