PORTRAIT D-ENFANT ATTRIBUÉ A RUBENS
Musée Stadel, à Francfort. (Braun, Clément et Cic, phot.)
Ostade leur donna le même sympathique et jovial caractère. Ce sont de pacifiques moutards qu'il nous montre dans son beau Maître d'école (Louvre), dans ses Musiciens ambulants (La Haye), dans ses Joueurs de boule et sa Famille rustique.
A son exemple, Isaac Ostade, son frère, anima ses paysages, ses canaux gelés et ses auberges, par de menues silhouettes dépourvues de style, mais très pittoresques et très réelles.
D'autres, Cornélis Dusart, dans sa Kermesse de village (Amsterdam;, Jean Steen, dans sa Représentation de la vie humaine (la Haye), son Perroquet (Amsterdam), la Saint-Nicolas, nous présenteront les gamins flamands, mais ils seront déjà différents. Chez Steen, les petits ont la grimace facile, ils sont
moins sages et moins calmes. Ils rient et ils pleurent. C'est la marmaille tapageuse et piaillarde.
Il ne faudrait pas croire, en effet, que la Flandre fut un pays qui connût la tranquillité des parents, que la vie de famille s'y présentât sous l'unique aspect choisi par van Ostade. Franz Hais nous prouve que les heures, dans la vie bourgeoise de ses contemporains, ne sontpas toutes sérieuses.
Il a peint la famille de Nicolas Van Beresteyn dans le laisser aller d'un jardin: sous les yeux de leurs parents, les enfants jouent, mangent des cerises et admirent un oiseau arraché de son nid. Peintre hardi et vigoureux, Franz Hais exprime d'une manière plus libre que Van Ostade, comme sentiment et comme exécution, la jovialité des mœurs flamandes dans la classe aisée. Aussi effarouchait-il un peu le distingué Van Dyck qui lui conseilla plus de modé-