‹ Les portraits de l'enfantChapitre 78 sur 161 · GUILLAUME III, ROI D'ANGLETERRE · texte numérisé non relu

GUILLAUME III, ROI D'ANGLETERRE

Portrait anonyme du musée de Haarlem.

frappent davantage dans le profil) ne peuvent laisser aucune hésitation. Nous sommes en présence de Charles-Quint dans sa jeunesse. Les chroniqueurs contemporains (Gaspard Cantarini et d'autres) parlent de ce menton si large, si long qu'il paraissait postiche; ils disent que Charles ne pouvait entièrement fermer la bouche, ni joindre les dents inférieures avec les dents supérieures. De

sorte que fréquemment ses paroles étaient mal formulées, confuses, et l'empereur bredouillait.

La sculpture flamande ne nous a légué qu'un nom vraiment célèbre, celui de Duquesnoy, dit François Flamand, qui, dans son cortège d'enfants, apparaît à l'imagination comme ces divinités de l'antiquité qu'entourait un fourmillement d'amours. Grand admirateur de Y Offrande à Vénus, du Titien, de ses jolis groupes de génies, Duquesnoy voulut composer de menus bas-reliefs en ivoire représentant des scènes enfantines, et, encouragé par le succès, il modela un innombrable petit monde charnu, mignard et réjouissant à voir. L'excellent sculpteur vécut à Rome, y connut le Poussin et lui donna le goût de la sculpture; il fut aussi l'ami du peintre l'Albane. Ces deux admirateurs de l'enfance étaient faits pour s'entendre, et l'on dit que la plupart des petits bébés de Duquesnoy furent exécutés d'après les jolis gamins de l'Albane. La réputation du sculpteur flamand finit par se spécialiser tellement que le pape Urbain VIII lui ayant commandé une statue colossale de saint André, le Bernin s'écria : « Ce saint-là ne sera jamais qu'un gros enfant joufflu! »

Duquesnoy prouva qu'il avait, malgré tout, un talent souple et capable d'atteindre aux grandes productions sculpturales. Le Saint André, qui orne le baldaquin de Saint-Pierre est une des meilleures statues de l'art du xvme siècle1.

i. Dans les derniers mois de sa vie, Rubens écrivait à Duquesnoy, le remerciait d'un envoi de

UNE PRINCESSE INCONNUE, COPIE D UN PORTRAIT DE PORBUS. Florence. — Galerie des Offices.

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Duquesnoy prouva qu'il avait, maigre tout, un talent souple et capable

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i. ou in de Saint-Pierre est une des meilleures statues de l'art du xvt'ir* siècle*. LE JEUNE BUCKINGHAM, FRAG- MENT DH*N3e TABLEAU iDE VAN i Duquesnoy, le remerciait d'un envoi de DYCK (PALAIS DE WINDSOR).

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DANS LES FLANDRES ET EN ALLEMAGNE. 171

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