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RELIGIEUSES

Vnc mère, je ne dis pas (pii cède et qui se rend à la vocation de sa fille, mais qui la fait religieuse, se charge d'uae âme avec la sienne, en répond à Dieu même, en est la caution. Afin qu'une telle mère ne se perde pas, il faut que sa fille se sauve.

Un homme joue et se ruine : il marie néanmoins l'aînée de SCS deux filles de ce fju'il a pu sauver des mains d'un Ambreville {{) ; lu cadette est sur le point de faire ses vœux, qui n'a point d'autre vocation que le jeu de son père.

(7) 11 est impossible, en lisant cotte satire, de ne jtoint se souvenir lies chanoines de la 8aintc-Cliapcllc dont Boileau, dans le LutrUt, avait déjà tracé la caricature.

i'8) La Bruyère a commis ici, ])araît-il, une erreur; les clianoines, en 'iehoi-s do leur traitement fixe, reçoivent, comme droit de présence à Ic-trlisc, des •• distributions manuelles » : leur paresse — si paresse il y a — les prive donc (fune i)artie de leurs revenus.

(1) D'Ambreville est ici un type général de voleur. Le vrai d'Ambreville était un boliémien adroit, pantomime merveilleux, d'une adresse remarquable. Il fut brûlé pour avoir proféré des impiétés.

DE hUELQUES USAP.ES 243

Il s'est trouvé des filles qui avoicnt de la vi'vtu, ilc la santé, de la ferveur et une ljonu(( vocation, mais «jui ii'étoient pas assez riches pour faire dans une riche ahbaye viru de pauvreté (?).

iO. UN BEAU MARIAGE.

Faire une folie et se marier par nmourcUe, c'est épouser Mélitc, qui est jeune, belle, sage, économe, qui plaît, qui vous aime, qui a moins de bien qu'.Egine qu'on vous propose, et qui avec une riche dot apporte de ricli(!S dispositions à la consumer, et tout votre fonds (1) avec sa dot (2).

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