LES MÉDECINS
Il y a (It'jà longtemps que l'on improuve (1) les médecins, cl que roii s'en sert ; le théâtre (2) et la satire ne touchent point à leurs pensions ; ils dotent leurs filles, placent leurs fils au Parlement et dans laprélature, et les railleui-s eux-mêmes fournissent l'argent. Ceux qui se portent bien deviennent malades; il leur faut des gens dont le métier soit do les assurer qu'ils ne mourront point. Tant que les hommes pourront mourir, et qu'ils aimeront à vivre, le médecin sera raillé, et bien payé.
Un bon médecin est celui qui a des remèdes spécifiques (3), ou s'il en manque, qui permet à ceux qui les ont, de guérir son malade.