‹ Les portraitsChapitre 41 sur 253 · LE SOI-DISANT FAVORI · texte numérisé non relu

LE SOI-DISANT FAVORI

Urance (1) veut passer pour gouverner son maître, L n'en croit rien, non plus que le public : parler sans se à un grand que l'on sert, en des lieux et en des ips où il (2) convient le moins, lui parler à l'oreille en des termes mystérieux, rire jusqu'à éclater en sa prêtée, lui couper la parole, se mettre entre lui et ceux i lui parlent, dédaigner ceux qui viennent faire leur ir, ou attendre impatiemment qu'ils se retirent, se ttre proche (3) de lui en une posture trop libre, fîguavec lui le dos appuyé à une cheminée, le tirer par i habit, lui marcher sur les talons, faire le familier, indre des libertés, marquent mieux un fat qu'un fa- •i.

.) Drance désigne le comte de Clermont-Tonnerre, premier genomme de la chambre de Monsieur. Il semble que la vanité ait été îditaire dans cette famille, d'ailleurs illustre et ancienne. Celui-ci it beaucoup d'esprit, mais peu de courage et encore moins de rete-

: tout le monde méprisait ce cynique poltron. Il appelait la cour de maître une a boutique »; Monsieur, selon lui, était a la plus sotte me du monde, et Madame, le plus sot homme qu'il eût lamais

T> (Saint-Simon). — Ce chapitre, qui ne contient qu'un portrait, surtout rempli par des ma.\.iiaes sentimentales. ;) Il : cela.

I) Proche ; près.

Page 1