LES TRAVAUX L'ADAPTATION A LA GUERRE
Après avoir paru, d'abord, devoir compromettre gravement et la situation acquise et les projets d'avenir de Nantes et Saint-Nazaire, la guerre leur a valu un redoublement d'activité et des progrès certains ; mais en transformant quelque peu, sans doute, les conditions du trafic, en imposant un travail nouveau.
Les débuts. — Comme partout, la mobilisation sembla vider le pays, désorganiser le travail. Ouvriers, employés, patrons quittaient les usines ; mariniers et marins rejoignaient les bâtiments de l'Etat, tandis que l'autorité militaire prenait possession de tous les services. Quais déserts, navires surpris par la tourmente, c'est à Saint-Nazaire comme à Nantes le même désarroi, la même crise de main-d'œuvre et, parfois, de direction. Cependant, ceux qui restent s'emploient de leur mieux à maintenir la vie et des soldats, mis à la disposition pour les travaux urgents, s'efforcent d'acquérir une expérience que beaucoup n'ont point.
Il4 NANTES ET SAINT-NAZAIRE
Mais, très tôt, le travail plus énergique que jamais s'impose pour le ravitaillement du pays, pour les besoins de l'armée nationale, pour ceux des armées alliées. Nantes et Saint-Nazaire, loin du front, de par leur situation géographique, devaient, pour leur part, suppléer aux moyens dont l'invasion brutale privait la France, assurer des liaisons maritimes, s'organiser pour servir de « places d'armes » aux Alliés.