‹ Les Ports FrancsChapitre 108 sur 109 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

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ment, et si au nombre de ces dernières, certains rangent la création de ports francs, nous pensons avec « le Comité Central des Armateurs de France » que cette mesure est tout au moins prématurée, parce qu'on «ne peut songer utilement à faire de nos ports de grands marchés internationaux qu'après en avoir fait d'abord de grands marchés nationaux ».

Si les armateurs n'osent trop compter sur les bons effets de la franchise, les agriculteurs et les industriels, sout plus pessimistes encore : ils redoutent la fraude, la contrefaçon des marques, le déplacement des Industries, la ruine des industries de l’intérieur ; leurs plaintes nous ont paru fondées.

Comme par ailleurs, nous avons observé que toute zône franche contribue pour une bien faible part au développement du port où elle est créée et qu'en outre, il y a pour elle, une impossibilité de vivre si elle n’est pas rattachée à son marché national, nous résumerons ainsi la question de la franchise :

Tandis que la création d’une zône franche dans un port ne contribue que pour une part très faible à la prospérité de ce port, elle expose le commerce et Findustrie nationales à de graves dangers ;

Si cette zûne franche doit être constituée aussi bien pour l'exportation que pour la pénétration sur le marché national, elle porte à leur comble, les graves dangers signalés ;

Si au contraire cette zône franche n’est constituée que pour l’exportation,ilestavéré qu’elle ne peut pas vivre (1);

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