‹ Les Ports FrancsChapitre 19 sur 109 · HAMBOURG · texte numérisé non relu

HAMBOURG

L'étude du port de Hambourg est des plus intéressantes : c’est tout d’abord le plus grand port de l'Allemagne;

4. Nous voyons une preuve nouvelle des récriminations du commerce hambourgeois réclamant au moins un port franc, dans ce discours, où Bismark rendant compte des négociations entamées, déclare devant le Reichstag le 8 mai 1889 ; « J'ai expliqué de la façon la plus formelle (mit grosser Bestimmtheit) que le droit de Hambourg au port franc ne pourrait cesser que de son propre

c’est aussi son seul « freihafen » proprement dit son seul port franc dans toute l’acception du mot.

Situé sur la rive gauche de l’'Elbe à 107 kilomètres de son embouchure, Hambourg doit en grande partie l’importance de son commerce à sa position privilégiée : « la péninsule danoise paraît avoir été postée pour barrer aux navires venant de l'Atlantique l’entrée de la Baltique. Et précisément à l’endroit le plus favorable, tout au fond du cul-de-sac formé par la rencontre de la rive danoise et de la rive allemande, s'ouvre un vaste estuaire, large (1), profond, qui invite les vaisseaux à continuer leur route vers le Sud-Est. Sur une distance de 110 kilomètres, les navires du plus fort tirant d’eau peuvent remonter ce bras de mer ; Hambourg est à l’extrémité de ce parcours, au point où la aavigation maritime doit forcément s’arrêter (2) ».

Du côté de l’intérieur, la situation de la ville de Hambourg n’est pas moins excellente : le bassin de l’Elbe, très étendu, la met à peu de frais en communication directe avec la plupart des provinces (le l'Allemagne et de la Bohême. En 1900, le bassin de l’Elbe comprenait en territoire allemand 3.043 kilomètres de voies navigables, et était relié par 180 kilomètres de canaux aux 2.190

consentement, et aussi longtemps que j'aurai à m’en occuper, je veillerai à ce que ce droit ne soit pas restreint à des limites trop étroites pour son application entière et loyale. (Fürst Bismarks Reden, herausgegeben vom Philipp Stein, VIT Band, s. 322). Voir aussi, même sens, P. des Rousiers, op. cit., p. 213-214.

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