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le nombre à partout diminué, sauf en Russie et chez nous, et nous verrons encore que notre marine mar. chande s’est laissée distancer par les marines étrangères, malgré ses Incoutestables progrès.
Eu 1875, notre flotte était de 318.000 tonneaux (1) ; en 1900, elle atteignait 985.000 tonneaux, soit en 25 ans une augmentation de 667.000 tonneaux. Mais dans Île même espace de temps, l'Angleterre gagnait 8.078.000 tonneaux et l'Allemagne 1.605.000 tonneaux.
Si l’on considère un plus court espace de temps, l’époque la plus rapprochée de nous, les constatations sont plus décourageantes encore. Sous le régime de Ja loi de 1893, le tonnage de notre flotte vapeur reste presque stationnaire. Il augmente de 101 0/0 en Norvège, de 96 0/0 en Autriche, de 56 0/0 en Italie, de 46 0/0 en Allemagne, de 26 0/0 en Angleterre.
L’Angleterre fait elle-mème 68 0/0 de ses transports maritimes ; l’Allemagne 60 0/0 ; en France, en 1990, la part du pavillon national n’a été que de 20 0/0.
Pour nous, cette décadence de notre commerce extérieur et de notre marine marchande a des causes nombreuses ; nos industries se trouvent dans un état d’infériorité vis-à-vis des industries étrangères, parce qu'en France le prix de la main-d'œuvre est élevé, parce que les transports y sont incommodes et onéreux, parce qu’enfin les impôts y deviennent lourds. Notre marine marchande ne peut lutter contre ses rivales parce qu’armateurs et