Voir sur ce point Dutoya, op. cit. Pr
Les. statistiques attestent déjà une grande activité commerciale, due à cet ensemble de mesures. En 1901, le commerce total qui n'avait atteint que 15 millions l’année précédente, s’est élevé à 35 millions (1). En 1899-1900, les recettes douanières de Tche-Fou, le grand port chinois voisin, avaient été dix sept fois plus considérables que celles de Tsing-Tau ; en 1900-1901, elles n'ont plus été que huit fois plus importantes.
Non contente de ce premier succès, l'Allemagne a créé des voies ferrées. Une ligne qui aura 450 kilomètres, part de Tsing-Tau, dessert le port de Tapatau et ira bientôt jusqu'au centre de l’hinterland à Tsinan-Fou, chercher les houilles et les soies qui constituent la principale richesse de cette région. Cette ligne sera sans doute terminée en 1904. La ligne de Tsing-Tau à Tsinan- Fou sera ensuite prolongée au Nord-Ouest et au Sud par des embranchements qui la raccorderont au chemin de fer de Hankéou-Pékin. Une autre ligne de 200 kilomètres doit relier Tsing-Tau au grand port voisin, Tche-Fou ; enfie, une dernière ligne de 265 kilomètres est prévue vers le Sud sur Yi-Tchéou.
La création d'un port franc à Tsing-Tau a peut-être contribué à l’essor rapide de la nouvelle eolonie, « mais il n’est que juste de reconnaître, que c’est surtout à une volonté gouvernementale hardie dans ses conceptions, ferme dans l'exécution de ses desseins, qu'en revient le
principal mérite (2) ».
4. Chiffres cités par la Quinzaine coloniale. 2. Quinzaine coloniale.
Gibraltar.
Gibraltar, possession anglaise depuis 170%, fut déclaré port franc sous le gouvernement de la reine Anne, le 19 fevrier 1706.
Son commerce a décliné avec la prépondérance de la navigation à vapeur : les cotons el les laines que lon y entreposait autrefois, sont maintenant dirigés par steamers directement des pays de provenance sur les pays de destination.
« Actuellement, nous écrit aimablement M. le Consul de France (1), Gibraltar n'a point d'importance commerciale comme port franc. On n'y effectue généralement que quelques transbordements de tabacs et de liquides. Il n’y existe point d’entrepôt d’autres marchandises pour la réexportation ou l’approvisionnement d’autres places.
Gibraltar est plutôt un port charbonnier où les navires relàcheurs qui se rendent de la: Méditerranée dans l'Océan el vice-versa, viennent se ravitailler en combusble .... Le commerce des charbons est le seul qui ait quelque importance dans cette colonie britannique ».
Dans la France Economique et Financière nous trouvons exposées les raisons qui empèêcheront toujours Gibraltar de devenir un port commercial de quelque valeur : La zône neutre qui sépare Gibraltar du terri-