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quait pas tout d’abord pourquoi on était venu, dans le port franc, créer ce grand établissement, élever des constractions, apporter un outillage, amener un personnel spécial, alors que l'absence des droits permettait d’éviter ces dépenses, puisque la Société anonyme loue naturellement ses terrains uu prix rémunérateur. Il lui fut répondu «que les avantages du port france, la liberté qui en découlait, l’absence de formalités de douane à larrivée, comme au départ des bateaux, qui occasionnent néanmoins des frais et surtout des pertes de temps si préjudiciables, compensaient et au-delà les sacrifices consentis ». La Commission apprit encore à Hambourg que de semblables « considérations avaient conduit de nombreux négociants et armateurs à abandonner la ville et le port ordinaire pour s'installer dans l'enceinte du port franc, malgré l'éloignement, l'élévation des loyers, des assurances el de la main-d'œuvre » (1).
Ce qui se passe à Copenhague et à Hambourg, se produirait chez nous : ou nos usines de l'Intérieur devraient se résigner à succomber, ou elles devraient émigrer vers la zône franche.
Comment pourraient-elles en effet supporter la concurrence que leur feraient pour l'exportation les usines de la zône ? Toute industrie qui viendrait se fonder dans la zône s'outillerait nécessairement à l'étranger de tout son matériel : l'outillage du producteur national serait ainsi grevé d’une charge, égale à la valeur des droits de douane, à laquelle échapperait son concurrent.