‹ Les Ports FrancsChapitre 91 sur 109 · M. Muzet, op. cit., p · texte numérisé non relu

M. Muzet, op. cit., p

Le Marié 12

L'industriel de la zône transforme sur place les matières premières qu'il a peises dans le bateau même qui les a amenées et qu’il recharge sur un nouveau bateau à la porte même de son usine après les avoir transformées, sans avoir à payer aucun frais de transport, ni avoir perdu le moindre temps; l'industriel de l'intérieur au contraire, devra se plier aux multiples formalités de la douane : il y perdra un temps précieux : le transport des malières premières du quai à son usine, puis le retour des objets fabriqués de l'usine au port seront encore pour lui l’occasion de nombreux frais et de nouvelles pertes de temps. En somme, comme le remarque M. Méline : « la différence dans le prix de revient sera telle que l'usine de l’intérieur sera obligée de renoncer à la lutte et d'abandonner toute sa clientèle d'exportation à son heureuse rivale des ports. Ce sera la mort et le résultat le plus clair de l'établissement des ports franes sera de créer deux catégories d'usines : celle des usines privilégiées et celle des usines sacrifiées ».

Les partisans de la franchise, toul en reconnaissant la valeur de cette objection, y répondent de diverses façons.

M. Estrine cependant, après avoir relevé cette objection, disait que pour les industries employant des matières premières admises au bénéfice de l'admission temporaire, comme c’est le cas ici, eile n'avait aucune portée : « ces Industries (devant être) ruinées si on les forçait à. s'établir (en zônes franches) (1) ».

M. Redier écrivait par contre en 1901 dans la Revue

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