CHAPITRE XX
En Chine. — Notre protectorat en Orient.
Avant et plus qu'aucun autre peuple, le Français possédait deux institutions, ou pour mieux dire, deux principes de vie morale et politique qui lui assuraient le rôle et le rang où il ne cesse point d'aspirer. Il avait le catholicisme et la royauté. Avec eux, il faisait lui-même et il faisait faire au monde tout le progrès qu'on peut rêver en tous sens. Dans le genre humain tout entier il allait abattre les idoles, ruiner les ténèbres, détruire la mort et la tyrannie. La France était tellement destinée et tellement munie pour cette œuvre, et c'était si bien sa mission entre les peuples que toute sou histoire en est le récit. Longtemps il s'y porta d'intérêt et par conseil... Quand le conseil cessa, l'intérêt continua... Sans le protestantisme et l'esprit mercantile et sauvage qu'il a fait prévaloir, le monde serait aujourd'hui chrétien, et la France à la tête du monde. X.
En Chine. — Les Français sous les ordres d'un général allemand.
— Accusations infamantes de Viviani. — Notre protectorat.
— Son abandon systématique. — Sur quels pays il s'exerçait. Quelle influence il nous donnait. — Comment nos gouvernants le laissèrent usurper par l'Angleterre, l'Italie et l'Allemagne.
— Cris de joie des journaux allemands. — L'intervention de Léon XIII. — Nos missions détruites par nos gouvernants.
La conquête de l 'Indo-Chine devait avoir son contre-coup en Chine, presque nécessairement. La Chine avait la suzeraineté de PAnnam, nous obtînmes qu'elle y renonçât. Mais vengeance en fut tirée contre les chrétiens. La persécution commença au mois de mars 1883 dans le Yun-nan. Le P. Tenane fut massacré
Las Pourquoi de la Guerre mondiale. — II 14
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au pied de l'autel et de nombreuses chrétientés furent livrées au pillage. Le P. Pernet, dans le Koueng-Si n'échappa à la mort qu'après un long martyre.
Lorsque, après le guet-apens de Bac-Lé, la France attaqua directement la Chine, la persécution devint plus générale et plus violente. Courbet vint bombarder Foutehéou et les forts de la rivière Min, anéantit la flotte chinoise, s'empara de Kélung et assiégea Tamsui. Le gouvernement chinois prit peur et publia un édit impérial, déclarant que « les missionnaires ne s'oceupant pas de politique », il fallait les laisser tranquilles ainsi que les chrétiens. Ce qui n'empêcha pas les Chinais de se venger de leurs défaites dans le Sud, en brûlant les églises et les orphelinats. Léon XIII écrivit à l'Empereur, il lui fut répondu en termes respectueux et la persécution s'arrêta.
La France, avons-nous dit, est la protectrice officielle des chrétiens en Orient. Cette protection s'étend aussi bien en Chine et au Japon qu'en Turquie et en Perse. Du moment que des chrétiens, n'importe de quelle nationalité, subissaient de mauvais traitements ou étaient en péril, le représentant de la France devait agir sans retard, sans attendre l'action de ses collègues étrangers. Jusqu'à présent, on avait considéré comme un heureux privilège de notre pays d'être placé dans cette situation. C'est vers elle que les persécutés tournaient leurs regards. On se plaisait à penser que ce privilège ne lui serait point enlevé, que du moins elle ne l'abandonnerait jamais. M. Combes est allé jusqu'à déclarer à la tribune qu'il en faisait fi.
M. de Bismarck parvint à l'entamer en Chine en 1887. A son instigation sans doute, Mgr Anzer, missionnaire apostolique du Chantoung, mit de sa propre autorité son vicariat sous la protection de l'Allemagne. En 1891, le même évêque demanda à la chancellerie de Berlin les passeports que tout missionnaire en Chine avait demandés jusqu'alors à la France.
Quoique dûment avertis par M. de Béhaine, M. de Freycinet en 1887 et M. Ribot en 1891 laissèrent s'accomplir, sans même protester, cette violation de nos droits. En 1891, pour la première fois, l'Allemagne intervint officiellement en faveur des missionnaires allemands capturés en Chine. Dès que l'on sut a Berlin les incidents qui venaient de se passer en Chine, on
donna l'ordre formel au ministre allemand à Pékin d'agir aussitôt et énergiquement. Cette action produisit un résultat immédiat. On apprit en même temps qu'elle avait eu lieu et qu'elle avait réussi. L'agent de la France resta silencieux.
M. Gérard, installé récemment à Pékin, ne sut, ou ne put, ou ne voulut faire aucune démarche. On se réjouit autant à Berlin de cette attitude du ministre de France qu'on se réjouissait du succès des démarches du représentant de l'Empereur. En 1897, les Pères Nies et Huilé furent massacrés au Chantoung. Aussitôt l'amiral de Diederichs débarqua les troupes allemandes et Guillaume II envoya son frère, le prince Henri, à la tête d'une escadre prendre officiellement possession de Chantoung.
Après l'envahissement de Kiao-Tchéou par les Allemands, une vaste conspiration se forma contre les étrangers et elle s'étendit avec rapidité dans les provinces du Sud et du Nord. En 1900, les plus redoutables des sectes qui enveloppent la Chine gravèrent sur leurs étendards : « Défense du trône ! Extermination des Européens ! » A leur tête marcha le prince Tuan, oncle de l'empereur. Leur devise était : « Mort aux diables d'Occident, mais d'abord mort aux chrétiens ! » L'insurrection s'étendit comme un torrent du Yunnan à la Mandchourie. Vers la fin de mai, ils se rassemblèrent autour de Pékin, coupèrent la voie ferrée et le télégraphe. De jour en jour la situation s'aggrava. Le ministre d'Allemagne M. de Ketteler fut tué en pleine rue de Pékin avec d'autres Européens. Le yamen ordonna aux ambassadeurs de quitter Pékin. Pour ne point se livrer à la rage des massacreurs, ils se barricadèrent dans leurs légations avec quatre ou cinq cents hommes de troupes. Mgr Favier, ses missionnaires, ses séminaristes et trois mille quatre cents chrétiens s'enfuirent dans le Pétang. Pendant plus de deux mois, les Boxers, unis aux troupes chinoises au nombre de dix mille, se ruèrent à l'assaut des Légations et du Pétang. Le 14 août, les assiégés entendirent un bruit de bataille en avant de Pékin. Bientôt ils furent délivrés.
Les Puissances se concertèrent et s'unirent pour installer à Pékin un gouvernement plus fidèle aux traités et meilleur protecteur des étrangers vivant sur le sol chinois.
La France avait à venger des griefs particuliers. Durant notre campagne au Tonkin, les Chinois s'étaient constamment
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immiscés dans nos affaires. Ils ne cessaient de fomenter la piraterie, de susciter des incidents et des contestations au sujet de î'abornement des frontières. Nous cédions; les opérations des pirates diminuaient un temps après chaque nouvelle cession de notre part, pour reprendre un peu plus tard de plus belle. Les mandarins, voyant notre manière d'agir, formulaient de nouvelles exigences et nous cédions encore. Et cependant, malgré ces griefs et contrairement à ses droits séculaires, lorsque les armées européennes entrèrent à Pékin, la France s'y montra humble à la suite des autres nations. Ce fut un Allemand, le général Waldersée, qui prit le commandement en chef des armées internationales. Notre déchéance éclatait en ce pays comme partout ailleurs.
La Chambre avait voté un crédit de quatre-vingts millions pour cette expédition. A la fin de novembre, il lui fut demandé de voter un emprunt. Viviani et Sembat, au cours de la discussion, accusèrent nos soldats de vols et de cruautés et les missionnaires d'avoir participé à ces prétendus actes de vandalisme. M. Waldeck-Rousseau dut prendre la défense des calomniés. On prétendit alors exclure les missionnaires du bénéfice de l'indemnité et contraindre le gouvernement à abandonner les hôpitaux, les écoles, les dispensaires fondés par eux en Extrême- Orient. Le président du Conseil invoqua « l'intérêt de la France, son avenir, sa grandeur ». L'intérêt de la France, son avenir, sa grandeur n'étaient, hélas ! que trop mis de côté, non seulement dans cette affaire, mais dans une question plus générale, notre protectorat sur tout l'Orient.
Dans l'abandon, systématique, — peut dire celui qui considère les faits dans leur suite et dans leurs détails, — de ce protectorat, la secte au pouvoir donnait satisfaction à sa double haine, la haine du passé de la France et la haine de l'Eglise.
En Turquie, en Perse, en Indo-Chine, dans tout l'empire chinois, dans les îles de l'Océanie, le drapeau français recevait de la croix à laquelle il était associé un prestige auquel nul autre ne pouvait prétendre. Il en était de même en Afrique, à mesure que s'ouvrait à l'Europe le continent noir, avec ses immenses ressources si longtemps cachées et si peu soupçonnées. Aujourd'hui, par la faute, on serait tenté de dire, par la volonté de nos gouvernants, notre protectorat catholique s'efface à peu
près partout. En Turquie, nous avons laissé massacrer les Arméniens catholiques, impunément, et nous avons laissé envahir peu à peu, par les schismatiques et les hérétiques de toutes les nations, ce qui était le domaine incontesté des catholiques jusqu'en ces derniers temps, à Jérusalem, en Terre-Sainte et dans toute la Syrie. La Russie, l'Angleterre, la Prusse elle-même se mirent sur le même rang que nous et même prirent notre place dans toute la Palestine.
En Egypte, nos missions, si florissantes, nos écoles, nos collèges, ont eu à soutenir contre l'administration anglaise une lutte dans laquelle le dévouement n'a pas suffi contre la double force de l'argent et du pouvoir. Nous dirons comment les Anglais ont en partie détruit, à force de sauvages massacres, les magnifiques missions des Pères Blancs dans l'Ouganda 1 et nous venons de voir l'Allemagne revendiquer la protection des missions confiées en Chine aux missionnaires de langue allemande. De même, FItalie revendiqua pour elle-même la protection des missions italiennes à Jérusalem, en Turquie, dans les Balkans, en Afrique, en Chine, etc.
Dès le mois de septembre 1890, la Gazette populaire de Cologne écrivait : ç< Nous ferons comprendre aux Français que nous en avons assez de leur protectorat d'Orient. » La Trierische Landeszeitung du 22 septembre 1890, et les autres journaux du
i. M. Albert Vandal publia alors une intéressante monographie, d'un livre qui a pour titre : Une ambassade française en Orient.
Dans l'Introduction, il montre l'influence de la France en Orient, comme le résultat de la politique traditionnelle des' rois de France, et il prouve à quel point cette politique contribua à la grandeur de notre pays et à sa sécurité, il fallait, pour être respecté des Turcs, se dire « chrétien à la manière des Français. »
Les avantages que la France retirait de ce patronage sont évidents, dit M. Vandal. Partout les moines étaient, pour ses diplomates, d'utiles agents d'information. En matière de commerce, l'Orient rendait à la France tous les services d'un empire colonial, sans en présenter les inconvénients.
L'influence française était d'autant plus considérable qu'elle reposait ainsi sur une triple base, religieuse, politique et commerciale.
Un mémoire, conservé aux archives des Affaires Etrangères, nous donne, en 1730, le dénombrement de la vaillante armée des missionnaires. Elle comprenait deux corps principaux : les Franciscains et les Jésuites. Le premier de ces ordres avait divisé l'Orient en trois parties, qui correspondaient aux circonscriptions ou provinces, établies en France. La province de Paris s'était réservé Constantinople, Smyrne, la Grèce et les îles ; celle de Tours fournissait au recrutement des missions d'Alep, de Chypre, d'Egypte, de Mésopotamie et de Perse ; celle de Bretagne peuplait les couvents de Syrie et de Palestine. Quant aux Jésuites, ils avaient deux établissements principaux, l'un à Constantinople, l'autre à Antoura, en Syrie.
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Centre s'empressèrent de reproduire l'article, marquant ainsi l'accord qui existait sur ce point entre tous les partis. Depuis lors, l'opposition contre le protectorat français en Orient a ndi d'année en année : le 6 avril 1899 la Germania a pu dire, aux applaudissements de tous les Allemands : « Le protectorat de la France en Orient n'est plus, au fond, qu'une chimère. » Lorsque Guillaume II se rendit pompeusement à Jérusalem, il laissa percer le dessein de se substituer à la France dans le rôle de protecteur de tous les catholiques.
<c Vous ne vous doutez pas, écrivait en 1878 un de nos amis qui est à Beyrouth, quel désastre sera pour la France ce voyage de Guillaume II. Songez que depuis le XIe siècle ces contrées étaient virtuellement, si ce n'est officiellement, françaises. Le Sultan régnait nominalement. Mais chacun, même parmi les musulmans, avait la notion confuse qu'il n'était là que par délégation des Français, par leur tolérance et seulement temporairement. Ne disait-on pas, dans les chancelleries, un an avant les massacres, que le partage de la Turquie était décidé et que la France avait la Syrie et la Palestine? Quelle chute depuis! Aussi vous pensez quel effet cela produit de voir, dans ces pays considérés comme français, l'empereur d'Allemagne venir seul en conquérant! C'est la fin des Français en Orient.
» Ne nous y trompons pas. La Syrie et la Palestine, c'est loin de la France. Mais chez les peuples d'Orient, nos amis ou nos sujets, notre disparition de ces contrées produit l'effet que produisit, il y a vingt-huit ans, l'arrachement, à la mère-patrie, de l'Alsace-Lorraine. »
Léon XIII fit ce qu'il put pour conjurer ce désastre. LTne lettre publique de Lui au cardinal Langénieux força Guillaume II à ajourner ses espérances.
En 1897, le Mémorial diplomatique, organe spécial sans aucune couleur religieuse, conjura la France de soutenir efficacement les généreux efforts de Léon XIII qui furent continués par Pie X. Il disait :
« C'est une question primordiale pour la France que celle du maintien de son influence dans le Levant et, si elle l'a conservée intacte à travers les siècles, à plus forte raison doit-elle non seulement la protéger soigneusement de toute atteinte mais encore s'efforcer de la raffermir à une époque où le percement de l'isthme de Suez d'une part, et l'occupation de l'Egypte par l'Angleterre, de l'autre, ont modifié si profondément les positions respectives des nations européennes en Orient.
» Or, il est un fait que personne n'a jamais, jusqu'à présent, songé à mettre en doute: c'est que les intérêts de la France cl ceux du catholicisme vont de pair dans ces régions et cela par suite du privilège que détient la France, depuis les Croisades, d'être la nation protectrice des catholiques en Orient. Aussi peut-on dire, sans exagération, que l'influence française, là-bas, est presque exclusivement basée sur une question religieuse. Cette influence est demeurée intacte jusqu'à maintenant et semblait
être indestructible depuis qu'en 1860 les Français avaient réprimé, avec énergie et sévérité, les excès commis par les tribus guerrières des Druses du Liban. Malheureusement l'attitude de la nation protectrice des catholiques pendant les massacres d'Arménie a, en quelques mois, miné à fond Pédrfice séculaire... »
Hélas! à cette abstention se sont ajoutés bien d'autres faits, qui pourraient être qualifiés : trahison des intérêts de la France, de son honneur et de sa situation dans le monde. Depuis que l'Etat français fait profession ouverte d'athéisme, son œuvre par excellence a été de combattre, de ruiner, chez nous et partout ailleurs, toute l'influence de l'Eglise. Il a épuisé tous les moyens pour discréditer, pour réduire à l'impuissance d'abord, pour anéantir enfin, en les empêchant de se recruter et en confisquant toutes leurs ressources, les ordres religieux qui fournissent à l'Apostolat ses missionnaires et ses sœurs institutrices et hospitalières.
Le nombre des prêtres, des religieux et des religieuses français voués aux missions a diminué de moitié depuis 1901. Ni Jésuites, ni Dominicains, ni Franciscains, ni Lazaristes, etc., ne peuvent ouvrir de noviciats français. Mais ces Ordres sont internationaux et les supérieurs se voient dans la nécessité d'envoyer des Allemands, des Italiens dans les colonies jadis réservées aux Français. Une convention a même été faite entre la France et l'Italie, d'après laquelle le drapeau italien remplace le drapeau français sur nombre de monastères. Ne peut-on donner à une telle conduite le nom de trahison? On a pu dire sans que les faits aient été contredits : « Tout ce qui se fait dans le monde contre le catholicisme se fait contre la France. » Et c'est la France ou du moins son gouvernement qui se montre partout hostile au catholicisme3.
2. Le Bulletin de l'Association des anciens élèves de l'institution Saint- Etienne à Châlons a raconté une visite faite à M. Constans, l'homme des décrets d'expulsion, alors notre ambassadeur à Constantinople, par les professeurs de cet établissement, au cours d'un voyage de vacances en Orient. Ces professeurs avant parlé du protectorat catholique de la France, M. Constans répondit qu'il comprenait toute la grandeur de sa mission. Il ajouta: « Dans les écoles dirigées par les religieux français ou par les Latins que nous patronnons, nous élevons trente-six mille enfants, mais nous demeurons à peu près stationnaires. Ce n'est pas que nos religieux et religieuses soient inférieurs à leur tâche, mais nos ressources sont trop restreintes ; nous n'avons que sept cent mille francs à dépenser pour patronner et soutenir tant d'oeuvres, tandis que les autres nations, la Russie en particulier, dépensent des millions pour favoriser leurs coreligionnaires. Heureusement, nos
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religieux, ajouta M. Constans, sont désintéressés et courageux jusqu'à l'héroïsme.
» Vous êtes peut-être surpris, messieurs, nous dit-il encore, de m 'entendre parler de la sorte, mais je rends hommage à la vérité. Je vous dis en toute simplicité et franchise ce que j'ai vu et entendu, ce que j'ai constaté par moi-même.
» lui Orient, les religieux et les religieuses nous rendent d'immenses services ; la France se doit à elle-même de les aider et de les protéger ; le jour où elle les abandonnerait, c'en serait fait de son prestige dans tout l'Orient.
» — Monsieur l'ambassadeur, lui dit alors finement un de nos compagnons de voyage, vous avez donc appris à les estimer?
» — Eh oui, répondit M. Constans, je les ai vus à l'œuvre, et je suis heureux de rendre hommage à leur activité et à leur patriotisme.
» Quant à nos religieuses, elles font merveille aussi ; elles ont sur les musulmans une influence extraordinaire. Ah ! si nous avions des ressources plus abondantes ! Tout le crédit qui nous a été alloué est à peu près dépensé aujourd'hui et nous avons encore beaucoup à faire. »