‹ Les pourquoi de la guerre mondiale (volume 2)Chapitre 90 sur 96 · Législation primitive, p. 131 et · texte numérisé non relu

Législation primitive, p. 131 et

seillent de le faire? Car, en fait, n'importe qui ou à peu près, est naturalisé, à la simple condition d'avoir un an de résidence.

En 1913, à la veille de la déclaration de guerre, l'Action française appelait l'attention sur ce fait. A Paris, il y avait cent mille Allemands. En Normandie, en Champagne, sur les frontières de l'Est, ils étaient aussi nombreux. Dans le Nord, « les Belges fourmillent », disait-elle 10. Sur les bords de la Méditerranée, en Algérie, en Tunisie, les Italiens ne se comptent plus ll. En Meurthe-et-Moselle, ils sont près de vingt mille qui travaillent dans les mines de Longwy, Briey et Nancy, les Italiens étaient alors alliés des Allemands.

C'est parmi ces étrangers que nos gouvernants prennent leurs amis et leurs conseillers. Pour n'en citer que quelques-uns, tout le monde sait les rapports qui ont existé entre eux et Lévy Crémieux, juif; Hugo Oberndoffer, juif allemand; Hommer diriger, juif allemand ; le baron Von Reinach, juif allemand : tous Juifs et tous Allemands. Les portes de nos ministères leur étaient toutes grandes ouvertes et leurs poitrines étaient ornées dos plus haute- décorations.

Il en est un qui appelle un signalement à part : Cornélius lier/, juif allemand, convaincu d'espionnage pendant la guerre de 1S70 et depuis agent avoué de la Triple Alliance. Il est mort au mois de juillet 1893. Rien de plus mystérieux que l'action que cet homme a exercée sur le gouvernement de la France et sur les hommes au pouvoir à l'époque de la trahison de Dreyfus. Juif et Allemand, il était le maître de nos maîtres. Comment et pourquoi? l'histoire le dira si elle peut un jour pénétrer dans les secrets de la conspiration judéo-maçonnique.

ro. Us étaienl 465.870.

m. Mous en hospitalisons 286.042

Note complémentaire.

Kant, dont les ouvrages ont donné scientifiquement à l'œuvre dogmatique de Luther ses dernières conclusions et le terme où elle devait aboutir, a été ainsi apprécié par Son Eminence le cardinal Mercier, archevêque de Malines, dans la Lettre pastorale qu'il publia en 1918. On }T voit l'action que le Kantisme a exercée sur l'esprit allemand :

« Le grand pervertisseur des idées du XIXe siècle est le philosophe allemand, Emmanuel Kant. J'en fus toujours si profondément convaincu, pour ma part, que je consacrai à le combattre tout ce que je pus trouver d'énergie et d'influence au cours de ma carrière professorale.

» Kant a deux parties, l'une spéculative, l'autre pratique, dans sa philosophie. Sa philosophie spéculative aboutit à la conclusion que l'existence de Dieu et les vérités qui reposent sur •elle sont indémontrables, en sorte que l'homme de science se passe de Dieu.

y> Sa philosophie pratique affirme avec vigueur la loi du devoir ; mais celui-ci ne pouvant trouver en Dieu, qui a été banni de nos convictions, ni son origine, ni son point d'appui, prendra sa source dans le sujet même qui en a conscience. Voilà donc l'homme qui ne relève que de soi dans l'ordre moral! Il est à lui-même l'idéal, la fin à laquelle se subordonne sa liberté.

» Une personnalité trouvant en elle-même sa fin, voilà, selon Kant, l'homme, tout l'homme!

» Le tentateur avait dit à nos premiers parents : « Mangez du fruit de l'arbre de la science du bien et du mal, et vous serez comme des dieux. »

» Kant dit à l'homme : « Ta grandeur est dans ta moralité. De cette moralité tu es le principe et le but Ta grandeur vient de toi. Tu es Dieu ! »

» Et comme, tôt ou tard, les idées germent et produisent leurs fruits, de vie ou de mort, l'indépendance souveraine pré-

Les Pourquoi de la Guerre mondiale. — II

conisée sous le nom d'autonomie de la personnalité, développera dans les consciences l'instinct de l'orgueil, chez les uns, l'identification de l'homme à la divinité, sous la forme du monisme panthéiste, chez les autres, l'orgueil du fort qui sacrifie les faibles^ à la supériorité surhumaine, chez d'autres encore, l'orgueil guerrier de la nation ou de la race, par lequel se justifient tous les procédés de domination et d'oppression. ♦

» Le modernisme contre lequel le Pape Pie X a si heureusement et si puissamment réagi n'était qu'une infiltration lente du kantisme dans les consciences chrétiennes et dans la théologie.

» Dieu merci, le modernisme est dénoncé, vaincu, la foi de l'Eglise est sauvée, elle ne peut sombrer, mais les idées du philosophe allemand ne sont pas déracinées. »

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