I. Compte-rendu, p
I,es Pourquoi de la Guerre mondiale.
En même temps qu'ils lançaient à la tribune les zélés de la secte armés de projets, les chefs du gouvernement prodiguaient au Vatican les paroles les plus rassurantes. C'est ainsi que Carnot, dans une lettre autographe, promettait à Léon XIII c< l'observation stricte du Concordat et le respect des traités qui portent la signature de la France ». Cette observation stricte du Concordat dans la pensée de nos gouvernants, était tout autre qu'elle ne pouvait l'être dans la pensée du Pape. Elle comprenait tout ce qui avait été fait déjà pour asservir l'Eglise et tout ce qu'on préparait dans le même but. M. Emile Ollivier l'a ainsi caractérisé :
« Tenir l'Eglise attachée au pilier du Temple, afin qu'elle n'ait pas le champ libre, et la fustiger à l'aise, parce qu'elle s'y prête avec docilité, jusqu'à ce que, épuisée de forces, avilie, elle puisse être achevée sans péril 2 ».
En 1900, le couvent du Grand-Orient fut saisi d'un ensemble de propositions et de vœux émanant de divers Congrès et At.-. Mac.*., notamment du Congrès des loges de la région parisienne et des Loges du sud-ouest ; des Loges de Gap ; Lr, des Amis des Hautes-Alpes; de Boulogne-sur-Mer : Loge l'Amitié; de Melun : L.*. des Enfants d^Hiram; de Sommières : Lr. la Marche en Avant; de Toulon : L.*. la Réunion; de Ribérac : L.*. la Ruche des Patriotes; de Caen : L.*. Thémis ; d'Oran : Lr. V Union africaine, etc. Après avoir pris connaissance de ces vœux, le couvent formula ainsi sa résolution :
« Considérant que si l'abolition du Concordat, la séparation des Eglises et de l'Etat, la suj»pression du Budget des Cultes, lé retrait de l'ambassade française au Vatican et la reprise des biens de main-morte demeurent au nombre des revendications les plus formelles du parti républicain, il convient cependant, en attendant le triomphe de ces revendications, de poursuivre des résolutions d'attente immédiat e7nent réalisahles ». Suit une longue série de « résolutions d'attente » et de vœux répondant à ce desideratum^ , Le principal de ces vœux — continuellement exprimé à la tribune et dans les journaux — était celui de ramener l'Eglise de France à l'exécution stricte du Concordat (lisez des Articles organiques) ; ce que W. Emile