PROVINCES DE LUTTER CONTRE CET ENSEIGNEMENT (P
Au Grand Couvent de 1897, le F.\ Blatin, l'un des plus hauts pontifes de la Maçonnerie française, donna le mot d'ordre décisif :
Il ne faut pas réglemenier V enseignement congréganiste, il faut le supprimer (24 septembre 1897, p. 215).
Au même Couvent de 1897, la secte déclara que le but final de sa campagne ne serait point atteint par l'expulsion des religieux, que ce but était le Monopole de V Enseignement réservé à VEtat. Ecoutons, en effet :
Le F. •. Alph. Bouyer. — La Commission (des vœux) a pensé qu'elle n'avait qu'a émettre im vœu général, un vœu de principe en matière d'enseignement, et elle l'a résumé ainsi :
« ... Les enfants, quelles que soient les positions sociales de leurs parents, naissent tous avec un même droit naturel, le droit à l'existence.
» Au nom de la liberté de conscience (!) la Société a le devoir d^élever les enfants dans les principes d'une morale indépendante de tout dogme religieux et de toute conception métaphysique.
» La Société ne peut remplir ses devoirs envers les enfants qu'en organisant V enseignement exclusivement en service public. » (24 septembre 189?; p. 219.)
L'année suivante, le F.*. Geyer fit, à ses FF.*, du grand Convent, le 23 septembre 1898, un discours « (extraordinaire »
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sur le Monopole de F Enseignement réservé à l'Eat. C'est ce jour-là qu'il s'écria : VEtat, c'est nous !
Ces citations suffisent à éclairer le lecteur. Nous ne nous attarderons pas à les multiplier.
Il est donc évident que, depuis plus d'un siècle, agit en France une société inspiratrice, soufflant toujours dans le même sens pour arriver aux mêmes fins, qui sont la déchristianisation de la France par l'école^.
C'est vers la fin du second Empire, que la secte entreprit la réalisation de ce programme.
Le 23 juin 1862, M. Victor Duruy, inspecteur général de l'enseignement, était à Moulins, en tournée d'inspection, lorsqu'une dépêche lui apprit qu'il était nommé ministre de l'Instruction publique. Il vit le lendemain l'Empereur qui, après l'avoir entendu, lui dit simplement : « Ça ira bien » ^. Quelques semaines après, il mit son plan, par écrit, dans une lettre confidentielle à Napoléon III. Il y posait le principe de l'obligation et de la gratuité.
Dans un. pays de suffrage universel, disait-il, renseignement primaire obligatoire étant un devoir pour la société doit être payé par la communauté. A la fin de sa lettie il écrivit : ce Songeons donc à organiser aussi l'éducation des filles ; car une partie de nos embarras actuels provient de ce que nous avons laissé cette éducation aux mains de gens qui ne sont ni de leur temps ni de leur pays s. »
4. En 19 13 a été publiée une brochure intitulée : Les Francs-Maçons dans l'enseignement, 4.400 noms tirés du répertoire maçonnique et des archives de l'association antimaçonnique de France. (Paris, 42, rue de Grenelle. Prix : I fr. 25).
Ce répertoire des 4.400 Francs-Maçons instituteurs, professeurs, inspecteurs, membres du Conseil supérieur de l'instruction publique, donne leurs noms et les emplois qu'ils occupent.