‹ Les pourquoi de la guerre mondiale (volume 3)Chapitre 7 sur 98 · Isaïe, LUI, 9 et · texte numérisé non relu

Isaïe, LUI, 9 et

8. La noblesse n'ignorait point ce fait, aussi était-elle essentiellenient militaire. Tout gentilhomme servait. En 1706, Fénelon écrit à sa belle-sœur, qui voulait garder son grand garçon auprès d'elle : « Votre fils est déjà dans sa vingtième année ; les autres gens de condition se gardent bien d'attendre un âge si avancé pour servir ; ils servent dès l'âge de 14 ou 15 ans. On ne trouvera, en France, aucun exemple d'un homme d'un nom connu, qui n'ait pas déjà fait quelques campagnes dans sa vingtième année. Le public ne comprendra jamais les raisons d'une telle singularité, qui est contraire aux préjugés de toute la nation. »

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actuelle, sera plus sérieusement et plus profondément religieuse que celle qui aura été fauchée. Dieu sera dans sa vie autre chose qu'un accessoire; il l'insjjirera tout entière^.

Avant de faire le lamentable tableau des fautes et des crimes qui ont appelé sur nous le fléau qui nous frappe, qui nous broie depuis 1914, nous avons cru devoir exposer ces considérations sur la guerre. En nous faisant dire à chaque page que la punition était méritée, le souvenir de nos fautes nous fera demander au Dieu de justice et de miséricorde que la peine soit le principe du redressement de nos voies.

9. Il faut dire cependant que la guerre produit, hélas ! des effets tout contraires dans la partie vicieuse de la population. M. Georges Blondel constatait le 18 juillet 1918 dans la Réforme sociale qu'elle n'a pas élevé le niveau de la moralité chez les Allemands. Il aurait pu ajouter chez nous.

« Les cas de cambriolage et de vol se multiplient de façon extraordinaire. La criminalité juvénile s'accroît rapidement. La démoralisation publique revêt les formes les plus diverses. S'il y a des gens qui souffrent, d'autres s'abandonnent à une rage d'amusements et dépensent des sommes folles. La hausse des salaires et des bénéfices donne les plus étranges facilités. Les théâtres font de magnifiques recettes. Les ouvriers berlinois fréquentent des bals dont l'entrée coûte 20 marks. Les divorces se multiplient. Le libertinage des femmes, qui remplacent les hommes dans les bureaux et les usines, dépasse toute mesure. Au dire des journaux socialistes, la bourgeoisie xcst pour le moins aussi démoralisée que la classe ouvrière. )i

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