SIÈGE DE L'AME ENFANTINE
bunal de Bayonne contre l'association créée sur l'initiative de Mgr Gieur par ses diocésains.
A ce que nous venons de dire il reste un mot à ajouter, autre mot de tristesse et de rappel à ce que nous devons être vis-à-vis de Dieu, vis-à-vis des hommes et à nos propres yeux.
A-t-on jamais vu le nom de Notre Seigneur Jésus-Christ dans les articles de journaux revendiquant les droits de l'enfant chrétien, ou dans les actes des Associations de pères de famille, même celles qui s'étaient placées immédiatement sous la direction des évêques. Nous y lisons « Dieu », jamais ce Jésus ». Lorsque l'apôtre Pierre sortit du Cénacle, il fit aussitôt éclater le nom de Jésus-Christ. Il fut compris de ceux-là même qui ne savaient pas la langue dont il se servait. Saint Jérôme dit que la prédication de saint Paul repose tout entière sur le nom de Jésus à ce point que la flamme de l'amour le faisait sortir de son cœur et éclater sur ses lèvres : Etîam superflue et extraordinarie ^.-T.a mission de Jeanne d'Arc fut comme un renouvellement de la prédication du Nom qu'elle fit inscrire sur sa bannière. c( Le nom de Jésus, dit Siméon Luce, ne figure pas seulement en tête de ses lettres, dans les plis de son étendard et jusque sur l'anneau mystique qu'elle porte au doigt, il est surtout au fond de son cœur ». Et Quicherat : « Elle regardait la France comme le royaume de Jésus ». Nos rois, jusques et y compris Louis XVT, inscrivaient sur les monnaies ce vœu fondamental de la royauté chrétienne : sît nomen Domîni henedictum ! Ce vœu ne parut nulle part dans la revendication faite au nom de la jeunesse pour que son éducation redevienne ce qu'elle avait été au « saint royaume de France », ce qu'elle doit redevenir . Elle doit être, non seulement déiste, mais essentiellement chrétienne, c'est-à-dire, tout imprégnée de la doctrine et de la vie