‹ Les pourquoi de la guerre mondiale (volume 3)Chapitre 91 sur 98 · Récits de Vlllustration, novembre 191S · texte numérisé non relu

Récits de Vlllustration, novembre 191S

7. Voir la note sur les faits de Bombon, qui suit cet article. (B. G.)

— « Mais, je n'ai rien.

— « Allez-y tout de même ».

Je me retourne vers le Maréchal Haig ; je lui dis : « Il est probable que toutes leurs réserves sont venues sur nous. Attaquez à votre tour dans la région d'Arras.

— «. C'est que je n'ai pas grand'chose.

— « Allez-y tout de même ».

Il leur faudrait filer du câble, rompre le combat ; ils ne le peuvent, ils n'ont plus de réserves ; on ne leur laisse pas le temps de se reconstituer à l'arrière ^ ».

Ailleurs, la Bulgarie, bousculée, capitule ; puis c'est le tour de la Turquie et enfin de l'Autriche.

(( La victoire est un plan incliné, dit encore le Maréchal Foch ; à la condition de ne pas arrêter le mouvement, le mobile va en augmentant de vitesse^ ».

Joseph de Maistre avait écrit à peu près la même chose dans les Soirées de Saint-Pétershourg.

Veut-on d'autres preuves de cet étonnement des grands chefs devant l'étendue de leur victoire ?

Le 7 septembre 1918, le général P... réunit les officiers du... corps :

« Les divers reculs des Boches (poche de la Marne, poche de Montdidier..,) sotit inexplicables ; ces gens-là tiennent fortement, puis tout à coup reculent. Faut-il attribuer leur retraite au manque d'attelages ? Je le crois. Portez donc vos recherches sur ce point. Mieux vaut tuer un cheval que dix Boches '*' ».

Encore une fois, les « impondérables » ont agi. D'où venaient-ils ^ ^ ? »

Voici la conclusion de Bayard :

La série des miracles est-elle close 'f

La France verra-t-ello rultime prodige, le plus dur, (ju'on pourrait appeler le « miracle de Bouffandeau », le retour officiel et national à Dieu ? Ce dernier miracle se fera-t-il normalement et sans trop de heurts ?

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