Matt., XXVI
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Pilate, s 'étant lavé les mains, s'adressa alors plus directement au peuple. « Je suis innocent, dit-il, du sang de ce juste ; ce sera à vous à en répondre. » Et tout le peuple lui répondit : « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants. » Toute la nation était là représentée. Les Juifs étaient venus non seulement de la Judée, mais de tous les points du monde à Jérusalem pour y célébrer les fêtes de Pâques. Le déicide fut donc bien un crime national, le crime de la nation tout entière, le peuple et ses chefs. Pilate fit alors écrire en hébreu, en grec et en latin le titre de condamnation qui devait être placé sur la croix. Il portait ces mots : « Jésus de Nazareth, le roi des Juifs. » Il attestait ainsi au monde entier que c'était en qualité de roi que la mort de Jésus lui avait été demandée, et que cette qualité était le motif déterminant de la condamnation. Ce que Pilate avait écrit, était écrit pour l'éternité : Jésus est roi, et comme l'archange Gabriel l'avait annoncé à Marie au jour de son Incarnation, « sa royauté n'aura point de fin » et elle s'étend à tout l'univers : à son nom « tout genou fléchit au ciel, sur la terre et dans les enfers ».
Au lendemain de la Pentecôte, la nouvelle de la résurrection de Jésus fut portée par les Juifs, venus à Jérusalem pour les fêtes de Pâques, de synagogue en synagogue 6, dans toutes les colonies que le Grand Sanhédrin avait semées sur tous les points de l'Empire romain et au delà encore. Non seulement des Juifs y crurent, mais des Gentils eux-mêmes se firent disciples de Jésus. Pour ne point voir crouler leur rêve, les Pharisiens résolurent deux choses : travailler persévéramment à anéantir le royaume spirituel qu'ils voyaient naître et s'étendre de proche en proche, et non moins persévéramment à établir les bases de l'empire temporel qu'ils tenaient toujours pour certain. Ils se sont donné, dès les premiers jours, des auxiliaires dans les
6. Les synagogues étaient des lieux d'assemblée des Juifs pour l'enseignement religieux et la prière. Elles furent instituées lorsque l'hébreu, devenu une langue morte, fut remplacé dans l'usage courant par l'araméen et le grec, pour la lecture et l'explication de la Sainte Ecriture. Cette lecture et ce commentaire étaient accompagnés de prières. Dans les grandes villes, les synagogues étaient nombreuses. Le lundi et le jeudi étaient appelés parfois « jours de synagogue ». C'étaient des jours de marché et les gens de la campagne venaient s'y édifier. i
Les synagogues offrirent de grandes facilités à la prédication de Jésus et de ses Apôtres. Mais elles furent aussi des foyers de haine et de conspiration antichrétienne.
Empereurs romains et dans les hérésiarques. Ils ont suscité ceux-ci de siècle en siècle, et ils les ont endoctrinés pour battre en brèche la doctrine de Jésus, après avoir vainement tenté de noyer ses fidèles dans le sang. Depuis un temps qui n'est point défini, ils ont de plus réussi à créer, puis à établir sur tous les points du monde une société secrète, qu'ils ont imbue de toutes les doctrines erronées ou perverses, éteintes ou toujours vivantes, qu'ils emploient à préparer leur règne. Ils se servent d'elle pour la propagande de leurs idées, et aussi pour les persécutions qu'ils excitent, les révolutions qu'ils soulèvent, la diplomatie dont ils tiennent les rênes, les guerres qu'ils suscitent, pour arriver à assujettir toutes les nations aux descendants d'Abraham. Ils ont un mot : Goï, pluriel Goïm, par lequel ils désignent non seulement les chrétiens, mais tous les hommes qui sont étrangers à leur race. Ils veulent les subjuguer tous. Ils haïssent tous les peuples, d'une haine de race, comme ils haïssent les chrétiens d'une haine religieuse. Ils veulent les soumettre tous à leur empire, diviser la terre entière en provinces d'un Etat dont ils seraient rois et les autres hommes sujets ou mieux esclaves.
Telle est l'ambition qu'ils nourrissent depuis deux mille ans et plus. Ils rêvent d'un empire dont le siège serait à Jérusalem et qui, après avoir succédé à ceux de Ninive, de Babylone et de Rome, s'étendrait, non jusqu'aux colonnes d'Hercule, mais embrasserait les vraies limites du globe.
Saint Jérôme montre ces idées en faveur parmi les Israélites de son époque. Elles furent portées jusque dans le monde païen par ceux des Juifs qui s'y installèrent. A Rome, elles furent signalées par Tacite (Hist., V, 13) et par Suétone (Vespas., 4).
La ruine de Jérusalem, leur dispersion dans le monde, n'avaient point fait perdre aux Juifs leurs espérances. Saint Jérôme, qui connaissait à fond les doctrines judaïques, dans son commentaire sur la prophétie de Daniel qui montre la petite pierre se détachant du haut de la montagne pour briser la statue de Nabuchodonosor, écrit : « Les Juifs tournent ce passage à leur avantage, et refusent de reconnaître le Christ dans cette pierre. Elle ne désigne pour eux que le peuple d'Israël devenu tout d'un coup assez fort pour renverser tous les royaumes de la terre et fonder sur leurs ruines, un empire éternel. »
La qualité de la « royauté » sur le monde promise au Messie*
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doit-elle être spirituelle, comme le veut l'Eglise, conformément à l'enseignement du divin Maître, ou doit-elle être temporelle,, comme le prétend la Synagogue? C'est donc la question qui est au fond de l'histoire des dix-neuf siècles écoulés depuis le drame du Golgotha. Les Juifs veulent faire triompher leur interprétation, non seulement dans les livres, mais dans l'ordre des réalités, dans la marche du monde, et cette marche doit amener le genre humain à la domination d'Israël sur toutes les races, sur tous les peuples et sur tous les hommes; l'un de ses fils assis sur un trône, du haut duquel il régnera, légiférera et commandera à tous et en tout, civilement aussi bien que religieusement.
La qualité de la royauté messianique, de la royauté sur le inonde connu, qui devait être l'apanage du « Désiré des nations »,, royauté spirituelle comme l'enseigne l'Eglise, conformément aux déclarations de son divin Maître, ou royauté temporelle, civile et politique, comme le veut la Synagogue, est donc bien la. question qui agite le monde depuis dix-neuf siècles et qui donne l'explication de toute l'histoire de l'Eglise, des révolutions et même des guerres. Les Juifs n'ont cessé d'employer tous les mojens que les circonstances leur permettaient de saisir pour faire triompher la réponse que leur a dictée leur ambition. De là leur haine de l'Eglise et des peuples chrétiens, de là leurs efforts incessants pour anéantir l'œuvre du Christ et se soumettre les nations rangées sous son étendard. De là l'accaparement de la Franc-Maçonnerie dès sa naissance, de là le philosophisme du XVIIIe siècle, suivi de la Révolution. C'est bien contre le Roi, Notre-Seigneur Jésus-Christ, que se sont élevés ceux qui se donnèrent comme mot de ralliement : « Ecrasons l'Infâme ». Et la Révdution, qu'a-t-elle voulu, que veut-elle, sinon abattre l'Eglise par qui et en qui s'exerce sur le monde la royauté spirituelle du Christ? C'est toujours contre cette royauté que s'insurge le libéralisme de nos jours, aussi bien le libéralisme qui se dit catholique que le libéralisme radical. Que veulent les catholiques libéraux? L'indépendance de l'Etat dans sa constitution, dm s sa législation, dans son gouvernement, et jusque dans l'édkcation. Lors du vote et de l'application des lois scolaires, autun ne revendiqua les droits de Jésus-Christ sur les enfants qre le baptême a fait siens. Les catholiques simplement
dits réclament aujourd'hui plus que jamais la royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ. C'est à l'heure actuelle le sujet de leurs plus ardentes prières : Adveniat regnum tuum ; ce que le saint Pontife Pie X, dans sa première Encyclique, présente comme l'objet principal et constant des efforts du parti où il voulait nous rallier tous, ce le parti de Dieu ». Les Croiœ et autres journaux faits pour ses fils, ne cessèrent de les appeler et de les maintenir dans le parti libéral aux jours d'élection et en toute autre occasion 7. Les Juifs ont donc la joie de voir des chrétiens être d'accord avec eux, sinon pour appeler la royauté temporelle et universelle de l'un d'eux, du moins pour écarter la royauté spirituelle de Dieu, non sans doute du gouvernement des âmes, mais de la direction des peuples.
Depuis dix-neuf siècles, les Juifs sont à l'affût pour saisir l'un après l'autre ceux qui se présentent comme voulant donner satisfaction à leur ambition.
Que d'imposteurs sont venus dans la suite des âges8, les fasciner, sans que la folie ou la fourberie de ces ce faux messies » pût les arracher à leur manie ou plutôt à leur passion. C'est ce que Notre-Seigneur avait prédit aux Pharisiens : ce Je sais venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas. Qu'un autre vienne en son propre nom, et vous le recevrez. y>
Au cours de leur vie et particulièrement à l'heure de la mort, les vrais Israélites — non les libéraux, mais les conservateurs — doivent faire et répéter cet acte de foi : ce Je crois fermement que le Messie doit venir, et quoiqu'il tarde, il faut l'attendre. » Des rabbins, entre autres Abraham, onc décrété qu'il n'est permis à personne de fixer le temps de cet avènement et ont prononcé l'anathème contre quiconque oserai; marquer une limite au delà de laquelle il n'y aurait plus d'espérances.
Du Ier au XIXe siècle, chaque fois que quelque signé favorable apparut à l'horizon politique, chaque fois que la Synagogue sentit quelque liberté, chaque fois qu'on lui accordi quelque
7. Voir pour renseignements sur ce sujet les livres de M. Roclefort.
8. Les premiers qui se dirent le Messie furent André, Atenus et Lucius, bientôt suivis par Barbochabas qui, rapporte S. Jérôme, se metait dans la bouche des étoupes enflammées et disait vomir le feu en témoignage de sa mission. Que de fois ces imposteurs poussèrent leurs coreligionnaires à des massacres qui enveloppaient les païens aussi bien que les chrétèns, faisant croire aux Juifs que le temps était venu où ils allaient domine sur toutes les nations.
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faveur, on la vit, on l'entendit se persuader que l'heure venait de la marche en avant ; son courage se révoltait ; elle excitait ses enfants; sa haine contre les chrétiens et même contre les Mahométans ou autres peuples,en un mot,contre tous les Goïms9, devenait plus grande et plus agissante. Faut-il s'étonner que dans ces conditions la Synagogue ait été soumise par les chefs des nations aux rigueurs dont elle a été l'objet et dont elle ne cesse de se plaindre? Faut-il s'étonner du soulèvement des peuples contre les Juifs et des réactions dont ils eurent si souvent à souffrir au moyen âge?
On connaissait depuis toujours leurs pensées et leurs intentions, que d'ailleurs ils ne cachent pas. Le docte rabbin Abraheral, ministre des finances en Espagne sous Ferdinand le Catholique, dans son commentaire sur saint Jérôme (chap. XXX), annonçait le prochain avènement du Messie, et il disait : « Alors s'accomplira l'extermination des chrétiens et des gentils. » Et Reuchlin, à la même époque, disait aussi :
Les juifs attendent avec impatience le bruit des armes, les guerres et la ruine des royaumes. Leur espoir est celui d'un triomphe semblable à celui de Moïse sur les Chananéens et qui serait le prélude d'un glorieux retour à Jérusalem, rétablie dans son antique splendeur. Ces idées sont l'âme des commentaires rabbiniques sur les prophètes. Elles ont été traditionnellement transmises et inculquées dans l'esprit de cette nation. Et ainsi, de tout temps, les Israélites se sont préparés à cet événement, terme suprême des aspirations de la race juive.
Cependant, dans cette longue attente, quelque chose fut jugée nécessaire pour entretenir la flamme de l'espoir et le feu de la haine. Ce quelque chose fut fait, et depuis des siècles il exerce sur le peuple juif l'action voulue, c'est le Talmud.
' Le Talmud est un recueil, commencé environ cent cinquante ans après la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ, par un rabbin nommé Juda, continué par d'autres rabbins, et terminé seulement à la fin du Ve siècle.
Voici, d'après un savant rabbin juif, converti au catholicisme, M. Drach, ce que nous devons en penser :
Nous qui, par état, avons longtemps enseigné le Talmud et expliqué
g. Goî, Goïtn, ne signifie pas « le chrétien », « les chrétiens », mais le « non-juif », les «non-juifs». Goïm sont les Turcs, les Chinois, les Nègres, etc.
De même le mot « juif » n'est plus un nom de religion, de culte, mais un nom de peuple. Les juifs sont en général, de nos jours et chez nous, librespenseurs ; beaucoup sont cabalistes, occultistes, spirites, etc.
sa doctrine, après avoir suivi un cours spécial pendant de longues années sous les docteurs israélites les plus renommés de ce siècle..., nous en parlerons avec connaissance de cause et impartialité...; nous dirons ce qui le recommande et ce qui le condamne... « Talmud » est un terme hébreurabbinique signifiant doctrine, étude. Il désigne plus particulièrement le grand corps de doctrine des juifs, auquel ont travaillé successivement et à des époques différentes, les docteurs les plus accrédités en Israël. C'est le code complet, civil et religieux de la synagogue. Son objet est d'expliquer la loi de Moïse, conformément à l'esprit de la tradition verbale... Si le lecteur judicieux du Talmud a souvent lieu de s'affliger des aberrations étranges où peut tomber l'esprit humain sevré de la vraie foi ; si plus d'une fois les turpitudes du cynisme rabbinique y obligent la pudeur de sevoiler la face; si l'Eglise est révoltée des atroces et insensées calomnies que la haine impie des pharisiens y répand sur tous les objets de sa vénération religieuse, le théologien chrétien y recueille des données et des traditions précieuses pour l'explication de plus d'un texte obscur de l'Ancien Testament, et pour convaincre ses adversaires religieux de l'antiquité autant que de la sainteté des dogmes catholiques.
Le Talmud est l'œuvre des Pharisiens ; les doctrines qu'il renferme sont celles qui étaient enseignées par l'école pharisaïque à l'époque même de Notre-Seigneur. En cent endroits de l'Evangile le divin Maître s'élève contre les enseignements de cette école.
Après son Ascension, les Pharisiens continuèrent non seulement à professer ces doctrines, mais à les exagérer. On les commenta, on les arrangea surtout en ce qui a rapport au christianisme, on les écrivit et il en résulta le livre qui a reçu le nom de Talmud. Il fut présenté par le grand Sanhédrin à toute la nation israélite, qui l'accueillit comme le livre sacré par excellence. Au commencement du traité Perkè — avoth de la Mischna, partie fondamentale du Talmud, — il est dit : Moïse reçut, sur le Sinaï (outre les tables du Décalogue) la loi (c'est-àdire la tradition orale) . Il la transmit à Josué ; Josué la transmit aux Anciens, ceux-ci aux prophètes et les prophètes aux membres de la grande synagogue. » Il fut décrété que celui qui ne croit pas à l'origine céleste de la loi orale, ne peut avoir part à la vie future.
Le Juif a, depuis longtemps, répudié la loi de Moïse, comme il a repoussé l'Evangile. Il garde les livres saints pour obéir, malgré lui, à un dessein miséricordieux de Dieu, qui lui a confié ce dépôt pour en rendre l'authenticité plus incontestable. Mais ce n'est pas dans la Bible qu'il puise sa foi et sa loi, c'est dans
le Talmud que Ton peut définir le code de la haine la plus violente, la plus perfide, la plus implacable.
Un auteur israélite bien connu (Singer) a dit en toute raison: « Ceux qui se flattent, au moyen de la Bible, de connaître notre religion, sont dans une complète erreur.
» Ce sont les ouvrages qui composent l'immense édifice de la législation talmudiste , qui règlent la vie religieuse du Juif, depuis la première aspiration jusqu'au dernier soupir. »
M. Auguste Rohling, professeur à l'Université de Prague, l'a traduit. Quelques lignes suffiront à en faire connaître l'esprit. <c La domination sur les autres peuples doit être le partage des Juifs. — Quand la victoire sera définitive, les peuples accepteront la foi juive. — Les non-Juifs n'ont été créés que pour servir les Juifs nuit et jour. — Dieu donne toute puissance aux Juifs sur les biens et le sang de tous les peuples. — Dieu nous a ordonné d'exercer l'usure envers le non-Juif. — Les Juifs seuls sont des hommes, les autres nations ne sont que des variétés d'animaux 10. :»
Le peuple judaïque régnant éternellement sur tout l'univers, ayant tous les Goïms pour esclaves, c'est donc bien depuis des milliers d'années le rêve de ce peuple, le but qu'il poursuit à travers toutes les vicissitudes et. par tous les moyens. Joseph Léman a fort bien dit: « L'imagination d'Israël n'a jamais cessé d'être hantée par un rêve de domination universelle. Des pages et des livres entiers du Talmud expriment les sentiments qui
10. Voir : Le Juif selon le Talmud, par Rohling. Edition française par Pontigny. Editeur Savine.
Le docteur Rohling a offert dix mille francs à celui qui démontrerait que les thèses incriminées ne se trouvent pas dans le Talmud ; jusque maintenant aucun Juif n'a accepté la gageure. Le journal Mercure de Westphalie, qui avait fait connaître ces doctrines dans une brochure intitulée : Le Miroir des Juifs, fut acquitté par jugement du 10 décembre 1883. Divers autres journaux, poursuivis en Allemagne du chef d'attaques contre les Juifs, ont été acquittés. Dans un de ces procès, un rabbin juif a déclaré que la doctrine du Talmud liait tous les Juifs.
En 1888, la vaillante feuille catholique, le Luxemburger Wort, rédigée par M. Welter, publia une série d'articles établissant que l'opposition que les Juifs ont rencontrée dans tous les pays et dans tous les temps vient surtout du Talmud. Le rabbin de Luxembourg, M. Blumenstem, adressa une plainte au procureur d'Etat et l'affaire fut poursuivie devant le tribunal correctionnel de Luxembourg. Le défenseur fit observer que dans les dernières années plus de trois cents ouvrages avaient été publiés sur la question juive, et que le résultat de cette discussion n'avait pas été favorable aux Juifs ; que la plupart des auteurs avaient déclaré que les griefs dirigés contre les Juifs ont leur fondement dans le Talmud et qu'il légitime la campagne antisémitique.
agitent l'âme juive, dont les lignes ci-dessus ne donnent qu'une bien faible idée 11. »
Telles sont les convictions que le Talmud a fait entrer dans la conscience juive, tel l'enseignement qui est donné au Juif dès l'enfance 12. C'est à cette source qu'il nourrit les espérances qui sont à ses yeux la justification de son orgueil et de son ambition 13, comme aussi de l'attente toujours vivante de la venue du Messie qui doit enfin faire de son idéal une réalité.
il. On peut, pour s'en faire une idée plus complète, recourir à l'ouvrage de M. Gougenot des Mousseaux, le chapitre IV et le chapitre V avec ses cinq divisions. On peut lire aussi l'ouvrage du rabbin converti, M. Drach. Particulièrement 2e lettre, page 99.
12. Même en Europe c'est dans cette attente que les enfants sont élevés. <( Dans l'école où j'étais, à Strasbourg, raconte M. Drach, (Deuxième lettre, p. 319. Paris, 1827), les enfants prenaient la résolution de faire à la première apparition du Messie, main basse sur toutes les boutiques de confiserie de la ville. J'ai dressé longtemps, à part moi, l'état des lieux d'une belle boutique au coin de la Place d'Armes sur laquelle j'avais jeté mon dévolu. »
13. Cependant l'Eglise a toujours protégé le Juif contre les indignations légitimes mais excessives des peuples qu'il avait exploités, trompés ou trahis. Elle savait tout ce qu'il trame incessamment contre la foi et contre les fidèles. Le Juif cabaliste, le Juif de la magie noire lui était connu comme le Juif usurier, espion et félon. Mais elle n'a pas oublié l'antique gloire, elle attend la conversion promise de ce peuple, dans lequel elle honore, malgré tout, les débris de ce qui fut la nation choisie, le peuple de Dieu.
Toutefois elle est une mère prudente, et la règle qui inspirait sa conduite et sa législation à l'égard des Juifs était celle-ci : Il faut leur laisser la vie et la sécurité, mais il faut empêcher qu'ils prennent aucun empire sur les chrétiens, et, aujourd'hui encore, les lois ecclésiastiques défendent qu'un Juif ait à son servioe, comme domestique ou employé, un chrétien ou une chrétienne.
Si cette législation, si sage, n'avait pas été répudiée par les gouvernements modernes, la question juive n'existerait pas ; la question sociale ne serait pas née ou serait facile à résoudre, et il n'y aurait pas eu de Dreyfus ni d'Ullmo, ni de Marnix, ni de Dupont, etc., etc.