CHAPITRE XXVIII
Moyens employés par la Synagogue pour assurer son ascendant sur la chrétienté.
« Les révolutions de 1880, de 1848 et de 1870 ne sont que des crises parlementaires plus ou moins dramatiques.
y> L'avenir tient en réserve d'autres révolutions.
» Une intense propagande socialiste remue le pays, formant des chefs révolutionnaires et préparant la nation aux mesures socialistes les plus extrêmes.
» Il existe dans les cités et dans les campagnes des groupes socialistes qui, sur un mot d'ordre venu de Paris, feront la révolution dans les villes et dans les villages comme en 1789.
» Les ouvriers des chemins de fer, des fabriques, des hauts-fourneaux et les cultivateurs des grandes propriétés chasseront les capitalistes et leurs valets, déclarant pro^ priétés nationales leurs terres et leurs usine».
» Tout est prêt, hommes et choses, pour une Révolution sociale: nous verrons bientôt" un prochain 18 mars triomphant. »
Paul Lafargue.
La conjuration judéo-maçonnique prétend tenir la chrétienté en esclavage. — Les Juifs et Francs-maçons se sont faits les directeurs de l'esprit public. — Ils se sont emparés de tous les postes d'influence et d'action. — Et surtout ils ont accaparé les richesses.
L'établissement et la constitution d'une République embrassant tous les peuples, les soumettant à une seule autorité et les gouvernant par une même loi, l'autorité du Juif et la loi de la
Jérusalem nouvelle, n'est point la seule chose dont la conjuration judéo-maçonnique menace l'humanité : « Assise entre l'Orient et l'Occident, elle veut se substituer non seulement à la cité des Césars, mais encore à la cité des Papes. Pourquoi ne point dire ouvertement « à la cité de Dieu » ?
Notre-Seigneur Jésus-Christ, parlant à l 'Apôtre-prophète dans l'île de Pathmos, a appelé « Synagogue de Satan » le Conseil des Pharisiens qui, depuis le déicide, gouverna, de façon plus ou moins occulte, le peuple d'Israël et le maintient dans l'aveuglement de l'esprit et l'endurcissement du cœur. Synagogue de Satan, ce mot disait bien que, pour n'avoir point voulu reconnaître le divin Fils de Marie pour le Roi qui lui était destiné de toute éternité : Ego autem constitutus sum Rex ab eo super Sion 1, Israël s'était livré à Lucifer et à sa tyrannie et qu'il en sera le serviteur jusqu'au jour marqué pour sa conversion, selon la prophétie de saint Paul, dont le texte tenait Bossuet en admiration.
La haine de l'orgueilleux roi des enfers va plus loin que celle des Pharisiens. Celle-ci s'arrête au Christ et à son œuvre. Son ambition est d'anéantir cette œuvre et de donner au monde un roi de sa race autre que l'Enfant né dans la crèche de Bethléem. La haine de Satan va jusqu'à vouloir écarter Dieu pour se mettre en possession de son domaine et y être adoré. Déjà il a en Italie, en France, en Amérique et peut-être partout, des prêtres, des dévots et un culte, mais jusque maintenant un culte de catacombes 2. Cela ne peut le satisfaire, il veut le grand jour, il veut son trône en plein soleil, appelant le regard, il veut son autel recevant les oblations du peuple 3.
Cela n'existe-t-il point en germe? Combien de peuples ont écarté Dieu de leur constitution sociale, de leur gouvernement
i. Ps. II, 6.
2. Cependant dans quelques villes d'Italie des cortèges, pourquoi ne pas dire des processions, ont parcouru les rues la bannière en tête.
3. En 1895 fut célébrée à Boston la dédicace d'une magnifique église de granit et de marbre, élevée par les disciples de Mrs Eddy, fondatrice de la Christian Science, religion sur le spiritisme et de son emploi pour la guérison des malades. Mrs Eddy y fut acclamée par trente mille de ses adhérents. Et une multitude infinie défila dans la Mother's room pour recevoir le sacrement de l'initiation. En 1910, elle laissait aux Etats-Unis six cent soixante-huit églises de la Christian Science avec quatre-vingt-cinq mille communiants. Dans les principaux pays du monde, particulièrement en Angleterre, elle avait obtenu la fondation de nombreuses filiales ayant écoles et journaux.
et de leur législation ! Combien se sont soumis à des lois faites pour empêcher Dieu de prendre possession de l'âme de l'enfant et pour dresser l'adolescent et l'adulte à l'athéisme pratique et même pour en obtenir l'athéisme théorique hautement proclamé !
Des textes doivent -ils être appelés en preuve de cette assertion ? Nous les avons multipliés dans le livre intitulé : La conjuration antichrétienne 4. En voici quelques-uns.
En 1854, on disait au congrès d'Anvers : « En vain, avec le XVIIIe siècle, nous flattions-nous d'avoir écrasé l'infâme : l'infâme renaît... il faudra bien que le pays en fasse justice, dût-il employer la force pour se guérir de cette lèpre. >>
En 1864, dans le congrès international d'étudiants tenu à Liège, Laf argue faisait cette déclaration : « II y a quatre cents ans que nous sapons le catholicisme, la machine la plus forte qui ait été inventée en fait de spiritualisme ; elle est solide encore, malheureusement. »
En 1870, la Maçonnerie, exaspérée par le Concile œcuménique qui se tenait au Vatican, provoqua un congrès de Loges françaises qui se tint à Metz et où fut posée la question de « l'Etre suprême ». Pour mettre fin à la discussion qui s'en suivit, le Monde maçonnique prononça : « La Franc-Maçonnerie nous apprend qu'il n'y a qu'une seule religion, une vraie et particulièrement une seule naturelle : le culte de Vhumanité. »
En 1879, quand, quelques mois après son élévation au Pontificat, Léon XIII publia une Encyclique pour dénoncer le danger créé par la Maçonnerie, le bulletin de la grande Loge symbolique écossaise répondit à ce document en disant : « La Franc-Maçonnerie ne peut moins faire que de remercier le Souverain Pontife de sa dernière Encyclique. Léon XIII, avec une autorité incontestable, et un grand luxe de preuves, vient de démontrer, une fois de plus, qu'il existe un abîme infranchissable entre l'Eglise, dont il est le représentant, et la Révolution dont la Franc-Maçonnerie est le bras droit. »
Cela date de plus loin que la Révolution. J. de Maistre a remarqué et dit avec beaucoup de vérité : « Depuis l'époque de la Réforme (c'est-à-dire depuis qu'au dire de l'Apôtre saint Jean, le puits de l'abîme a été ouvert par Luther), il a existé