DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ- VOUS
En 1862, une députation envoyée à l'Exposition de Londres établit des rapports entre ouvriers français et anglais. En 1864, un projet de fédération fut arrêté.
iq. Karl Marx est né à Trêves en 1818 ; il est mort à Londres en 1883. Après avoir dirigé différents journaux, la Gazette Rhénane, les Annales Franco-Allemandes en collaboration avec Heine, il lança avec Engel le manifeste du parti socialiste.
En 1865, au congrès des étudiants, tenu à Liège, Laf argue demanda : « Qu'est-ce que la Révolution? » Il répondit : « La Révolution, c'est le triomphe du travail sur le capital, de l'ouvrier sur le parasite, de l'homme sur Dieu. Voilà la Révolution sociale que comportent les principes de 89, les Droits de l'homme portés à leur dernière expression. » A ce congrès assistaient plus de mille jeunes gens, venus d'Allemagne, d'Espagne, de Hollande, d'Angleterre, de France, de Russie.
En 1866, le projet de fédération fut discuté au congrès de Genève. C'est là que furent adoptés les statuts de l'Association Internationale des travailleurs.
Les congrès qui suivirent à Lausanne en 1867, à Bruxelles en 1868, à Bâle en 1869, établirent en principe le retour à la collectivité du sol, des mines, des carrières, des chemins de fer et de la terre arable 11.
Marx, tout puissant dans l'association, la tint, jusqu'au congrès de Bâle, sur le terrain économique. Intervint alors le célèbre révolutionnaire russe Bakounine, qui donna aux doctrines anarchiques une impulsion plus radicale encore.
La guerre de 1870 suspendit les progrès de l'Internationale. En 1872, son siège fut transféré à New-York.
Par moments elle parut sommeiller, mais son esprit est toujours bien vivant dans la classe ouvrière de tous les pays et ses principes animent toujours les écoles socialistes.
En février 1908, au cours d'une polémique avec Emile Pouget, rédacteur en chef de La voix du peuple, Laf argue fît connaître l'existence d'une association directrice de l'Internationale, V Alliance des Frères internationaux. « Elle fut fondée, dit-il, par Bakounine pour faire l'évangélisation des classes ». Elle était dans l'Internationale pour la diriger d'après les instructions du conseil directeur de Suisse où trônait Bakounine.
La guerre qui, depuis 1914, tint la classe ouvrière tout entière en tous pays, enchaînée par la loi martiale, a-t-elle étouffé l'Internationale? Ce n'est point à croire. Nous la voyons à l'œuvre
ii. Il est tristement intéressant de voir le rapport qui existe entre les vœux émis dans les congrès de l'Internationale avant la grande guerre et les projets de loi discutés et même adoptés par le Parlement en France depuis la réunion de l'assemblée œcuménique, tenue à Versailles, pour élaborer et régler le nouvel ordre qui doit être établi dans le monde.
en France et en tous pays, agitant les masses populaires par le& grèves et par le bolchévisme.
Qu'est-ce que le bolchévisme?
A un rédacteur du Corriere d'Italia, qui avait obtenu un entretien du cardinal polonais Kakowsky, le cardinal qui connaît bien la Russie où le bolchévisme s'est manifesté d'abord,, a répondu :
« Le bolchévisme n'est pas une doctrine. C'est un programme de destruction. On s'en est bien aperçu lorsque, dès les premières manifestations des bolcheviks russes, le bas peuple se souleva aux cris de : « Mort aux gens instruits ! » La tactique des bolcheviks consiste à surexciter les instincts sauvages pour les lancer à l'assaut de la civilisation. Ici encore on trouve l'action de la secte judéo-maçonnique. Il semble bien que l'influence des- Juifs Trotzky, Ioffe, Kemenil, Radeck ait été prédominante dans la révolution opérée à Saint-Pétersbourg et dans la naissance du bolchévisme qui en a été la suite12.
Mais l'action de l'Allemagne, qui avait un si grand intérêt à détacher les Russes de l'alliance contre elle avec la France et l'Angleterre, n'est pas moins certaine. Déjà, de son observatoireîle Londres, Disraeli pouvait écrire vers 1870: « Une révolution formidable se prépare, se développe et grandit en Allemagne par l'influence des Juifs. » Avant lui, M. Gougenot des Mousseaux, dans son livre Le Juif, dont la première édition fut publiée en 1869, a signalé l'existence en Allemagne de « sociétés auxiliaires des Juifs qui se sont mis en tête d'unifier les peuples
12. L'un des premiers jours de janvier 1920, on pouvait lire dans l'Humanité cette convocation :
(( Jeudi 5 janvier, à 20 h. 30, grande salle des Sociétés savantes, 8, rue Danton (Métro Saint-Michel ou Odéon), Conférence de Victor Griffuelhes, ex-secrétaire de la C. G. T.
Sujet : Soviets et syndicats.
1. L'enseignement de la Révolution russe ; Ressemblances entre les Soviets et l'Organisation syndicale française.
2. La situation économique de la France : Orientation de la production ; Etat du capitalisme ; Besoins de l'Etat.
3. Possibilité actuelle d'une révolution en France : action directe et réaliste du prolétariat : Doit-il adhérer à la production ? Grève générale et grève perlée. »
Le bolchévisme prépare donc son entrée en France. Le moment est bien choisi : l'effondrement de notre change, la cherté de la vie, l'inquiétude générale des esprits quant à l'Allemagne, offrent un terrain favorable à l'agitation révolutionnaire ; et la police est maintenant aux mains d'un filset petit-fils de Boche.
et de les constituer en Empire, afin de substituer au moment favorable avec aisance et d'un seul mouvement aux gouvernements propres à chaque peuple, la République universelle. »
On peut donc dire que la secte judéo-maçonnique a compté et compte toujours sur l'Allemagne pour donner partout l'impulsion au mouvement qui doit s'étendre à l'univers pour le mettre tout entier dans les mains de qui sortira triomphant du bouleversement du monde.
Internationale, bolchévisme, pangermanisme impérial d'hier et démocratique d'aujourd'hui, haute banque juive allemande, ne seraient que des instruments de l'impérialisme d'Israël.
Chose curieuse, il a été dit que le rabbin Stefan Wise a été l'homme chargé de diriger occultement mais en réalité et en artiste la Conférence de la Paix 13.
On a pu d'ailleurs remarquer la présence, parmi les membres importants de la Conférence de la Paix, d'un certain nombre de Juifs: MM. Klotz (France), Baruch, Gompers (Etats-Unis), lord Reading, Montagu (Angleterre), Paul Hvmans (Belgique) .
On a remarqué également que la Conférence de la Paix s'est ouverte le samedi 18 janvier, au jour et à l'heure où, dans les synagogues, on lisait la première partie de la section sabbatique de Yitro relatant la promulgation du Décalogue. Cette même section rapporte l'institution conseillée par Iéthro à Moïse demagistrats chargés de régler les différends (Exode, XVIII), au nombre de soixante-dix, comme le Sanhédrin et comme aussi la Conférence de la Paix. A signaler encore la concordance de plusieurs passages du discours de M. Poincaré avec divers versets du Deutéronome (XVI, 20 ; XIX, 14 ; XVIII, 4 ; XXIV, 13-14) et du Lévitiquc (XIX, 35-36).
13; Libre Parole, 19 février 1917.