‹ Les pourquoi de la guerre mondialeChapitre 132 sur 146 · CHAPITRE XXXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIII

Ce que prépare la secte judéo=maçonnique.

La Révolution apparaît comme un immense complot qui, jusqu'à présent a réussi, non par une fatalité historique, mais par l'audace des conspirateurs et surtout par la défaillance, par -l'aveuglement volontaire de ceux qui, au lieu de combattre, ont systématiquement fermé l'oreille aux avertissements du Pilote 1 infaillible donné par Dieu à l'humanité.

N. Deschamps.

L'Apôtre saint Jean nous avertit qu'il y aura un jour une invasion de sauterelles d'une provenance et d'une nature particulières. Ce n'est pas les moissons qu'elles ravageront, mais les hommes qui n'ont pas la marque de Dieu, qui ne font plus cas du caractère de leur baptême.

Ces sauterelles, nées de la fumée sortie du puits de l'abîme (ouvert par Luther), répandent l'esprit d'indépejtdance , et la révolte de l'esprit humain contre la vérité, la révolte du cœur et des bras contre l'autorité. Semblables à des coursiers toujours sellés pour le. combat, elles ne reculent pas devant le bouleversement du monde entier pour le triomphe de leurs idées et V application à la société de leurs utopies révolutionnaires.

Ce que le Sionisme se propose de faire en Terre Sainte et d'établir à Jérusalem. — Le laissez-faire des gouvernants. — Moyen : le chambardement. — Essai et échec. — Autre moyen : la Nationalisation. — Moyen extrême : le soulèvement de l'Asie contre l'Europe. — La Résistance s'organise. — Conclusion.

Le sionisme date de loin. Ce n'est qu'à la suite de la guerre mondiale qu'il a entrevu la possibilité de se mettre à l'œuvre

i. Le pilote qui, dans ses Encycliques, publiées de siècle en siècle, n'a cessé d'appeler le regard et l'attention du monde sur les œuvres et sur les tendances de la Franc-Maçonnerie.

avec l'espoir de réussir prochainement et pleinement. L'Angleterre a plaidé sa cause à l'Assemblée œcuménique des nations, et celle-ci l'a accueilli, approuvé et pris ses dispositions pour faire entrer Israël dans l'organisation du monde telle que le demande le nouvel ordre de choses à créer et dont l'élément essentiel et fondamental, la Société des Nations, a été mis par elle sur pied.

Depuis longtemps déjà, Israël s'acheminait vers Sion et s'établissait en Terre Sainte individus par individus, acquérant des terrains qui s'ajoutaient aux possessions antérieures et établissant des œuvres de plus en plus nombreuses et entreprenantes.

La Synagogue, régulatrice de cet envahissement méthodique, voit aujourd'hui la possibilité de mettre le comble à son œuvre : prendre possession de Jérusalem pour en faire la capitale du monde, le siège du gouvernement du genre humain, où serait établi le tribunal auquel seraient soumis les différends qui continueraient à s'élever entre les peuples.

L'établissement de ce tribunal est la partie essentielle de la constitution qui a été donnée à la Société des Nations et il est en formation. Provisoirement il est installé à La Haye. Le 16 juin 1920, les agences ont envoyé aux journaux cette dépêche:

Le conseil de la Société des Nations a confié à un comité de juristes, réunis aujourd'hui à La Haye, dans le palais de la Paix, le soin de préparer le projet- de cour permanente de justice internationale prévu par l'article 14 du pacte de la Société des Nations. M. Root, représentant des Etats-Unis, prendra part aux travaux du comité. Les membres du corps diplomatique accrédité à La Haye, les membres du conseil d'administration du palais de la Paix et les membres du gouvernement hollandais ont été invités à la séance d'inauguration.

M. Bourgeois (F.-. Bourgeois), après avoir montré que la présence de M. Root, le grand jurisconsulte américain, permet d'affirmer que l'ancien et le nouveau continent ne peuvent être séparés par une barrière durable, a déclaré :

ce Nous sommes prêts à assurer aussi complètement que possible l'éten- » due de la compétence et l'immunité des arrêts de la cour de justice )> internationale, et nous attendons de vous les lois qui assurent la per- » pétuité du seul Empire qui ne peut connaître de décadence : l'Empire » de la justice, expression de l'éternelle vérité 2. »

2. Peu auparavant V Union juridique internationale avait eu sa troisième session à Paris, au ministère des Affaires étrangères. Les agences s'empressèrent d'envoyer cette information :

(( Au nom du Président du Conseil, empêché, M. Jules Cambon a félicité les membres de l'Union de l'intérêt et de l'importance des questions mises à l'étude, et qui sont les suivantes : i° une déclaration des droits des nations

On se souvient sans doute qu'à l'issue du second congrès tenu à La Haye, avant la guerre, on écrivit dans la Revue du libéralisme, un long article sérieusement motivé, où on annonçait la création de ce tribunal et démontrait qu'infailliblement les Juifs y auraient la majorité et la présidence.

Israël rentre donc dans la Palestine et s'y établit avec la persuasion sérieusement fondée que le Conseil des Nations ne s'opposera point à la restauration du royaume de David et de Salomon, que même, selon que le lui permettront les vicissitudes des événements, il favorisera cette résurrection.

Mais l'ambition d'Israël va plus loin. Elle ne veut pas s'enfermer dans les limites de son ancien domaine. Elle a sous les yeux les antiques prophéties. Elle les interprète en ce sens qu'elles lui promettent une domination embrassant tous les peuples et s 'étendant sur toute la surface de la terre : Postula a me, dabo tibi gentes hœreditatem tuam et possessionem tuam terminus terrœ.

Depuis des siècles sans nombre Israël prépare cette domination. Il est partout. Partout il s'applique et excelle à introduire dans la chrétienté des coins qui la divisent comme le bois que l'on fend et dont les débris gisent séparés. Ce furent d'abord les anciennes hérésies et les anciens schismes. De nos jours c'est le protestantisme et ses innombrables filles. Même opération chez les individus et dans les nations. Il a introduit dans les esprits le libéralisme qui leur fait rejeter le joug de l'autorité et les livre sans défense à leurs entreprises. Il a fait adopter partout la forme parlementaire du gouvernement. Le démocratisme et le socialisme qui en dérivent rendent les populations extrêmement malléables aux mains des entrepreneurs de révolutions.

qui n'oublieront pas leur devoir ; 20 l'enseignement international du devoir international si nécessaire pour combler, entre mentalités diverses, une opposition de vues et de doctrines, dont la guerre a fait saisir toute l'étendue ; 30 enfin, et surtout, l'organisation d'une cour permanente de justice internationale dotant la Société des Nations d'un premier instrument d'autorité « suivant les vues françaises, dont M. Léon Bourgeois fut toujours l'éloquent interprète. »

» La question de la cour permanente de justice internationale a été immédiatement abordée et le favorable accueil reçu par le projet permet d'espérer que, dès les premiers jours de la semaine prochaine, l'Union juridique internationale pourra publier un texte, dont la commission spéciale, nommée par le conseil de la Société des Nations, qui se réunira, le 11 juin, à La Haye, pourra tirer un utile parti. »

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