‹ Les pourquoi de la guerre mondialeChapitre 137 sur 146 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

Le mouvement international des grèves de 1920 paraît bien avoir été lancé en vue de la réalisation de ce vaste plan « d'ébranlement de tous les gouvernements Goï ».

L'assassinat avait été pratiqué avant et pendant la guerre en Autriche, en Russie, etc. La Terreur devait suivre le triomphe de la C. G. T. Mais la résistance eut lieu. Appel ce sera-t-il fait aux « canons américains, chinois ou japonais »? L'avenir nous le dira. Si oui, espérons que le Bon Sens qui reste, malgré la Réforme et la Révolution, le fond du tempérament que le catholicisme a donné à l'Europe et particulièrement à la France de Clovis, de Charlemagne, de saint Louis et de Louis XIV, rendra la résistance générale et définitivement triomphante.

Elle mettra du temps à s'organiser, mais déjà les éléments en apparaissent ci et là. En mars 1919, à Leipzig, les amis de l'ordre matèrent vigoureusement et à trois reprises les tentatives sanglantes des Spartaciens.

Nul pays ne possédait un parti ouvrier socialiste plus uni, mieux organisé, que la Suède en 1909. Une grève presque totale dura cinq mois dans les grandes villes, elle se solda par un échec retentissant. Dès le début, un « corps de défense sociale » s'était formé à Stockholm d'environ trois mille volontaires qui firent régner l'ordre par la force de leurs armes.

En Catalogne, la fréquence des grèves révolutionnaires a suscité les somatènes, espèce d'Unions civiques, qui subviennent au besoin aux grands services collectifs. Ces somatènes sont en train de se répandre dans toute l'Europe. A Paris, à Lyon, à Barcelone, en Hollande des groupements se forment sous les noms variés d'Unions civiques, d'Associations contre-révolutionnaires, qui ont pour but de subvenir aux besoins de la collectivité en cas d'offensive communiste. Ces services ont déjà fourni pendant les grèves les hommes de volonté qui les ont brisées en remplaçant les ouvriers et les fonctionnaires chômeurs par des volontaires. Un philosophe allemand de 1850 prévoyait déjà cette réaction. Il disait que les excitations communistes seraient l'aiguillon dont se servirait la nature pour resserrer dans le monde les forces de coordination sociale.

Persuadons-nous bien, cependant, que la Synagogue ne lâchera pas pour si peu. Elle s'est trop avancée, et l'heure paraît plus

favorable qu'elle ne l'a jamais été à achever l'œuvre plusieurs fois millénaire.

Elle ne fera sans doute point appel, du moins pour le moment, aux « canons chinois ou japonais ou américains » pour achever de mettre bas l'ensemble du ce gouvernement Goï ».En attendant, elle continuera à le miner et à préparer son écroulement, toujours par le communisme, mais le communisme attaquant la société autrement que ne le font les soviets en Russie.

Déjà elle obtient pour cela le concours des Parlements. Ils sont à l'œuvre pour faire entrer cette autre forme de communisme dans les lois.

L'épouvantable trou creusé par la guerre dans l'ordre financier du monde demande à être comblé. Il ne peut l'être, à défaut de l'Allemagne qui s'y refuse, que par ses nationaux en les accablant d'impôts nouveaux. Mais quelque lourd, quelque insupportable que devienne le budget, il sera insuffisant.

Pour parer à cette difficulté, une idée a été lancée : La nationalisation, la nationalisation des mines, des chemins de fer, de l'énergie électrique, de tous les services, de toutes les industries qui commandent l'activité nationale. L'alcool, le pétrole, les assurances, etc., doivent aussi passer aux mains de l'Etat, être nationalisés l}.

Ce n'est plus une simple idée ; divers projets de loi sont préparés et vraisemblablement quelques-uns, pour commencer, sont déjà adoptés et promulgués.

Une lettre, découverte quelque temps après le 1er mai, fut adressée à des membres de l'Internationale communiste russe

ii. Il est devenu banal de dénoncer les méfaits de l'étatisme industriel. Son exploitation est presque toujours routinière, bureaucratique, lente ; elle est toujours coûteuse. Les fonctionnaires se désintéressent du succès de l'entreprise, ils ne cherchent pas à satisfaire le public. Eux-mêmes paient chèrement leur tranquillité, car ils sont exposés à des vexations et à des injustices, par suite de l'intrusion continuelle de la politique dans l'administration.

Quant aux résultats matériels de l'exploitation par l'Etat, nous les avons touchés du doigt en France, lors du rachat de l'ancienne Compagnie de l'Ouest. En 1913, le coefficient d'exploitation du réseau de l'Etat atteignait 85 °/n contre 55 à 61 % pour les réseaux des Compagnies. Que l'on ne croie pas que ces constatations soient spéciales à la France. En Allemagne, c'est-àdire dans le pays qui semble le mieux fait pour l'application de ce régime, puisque nulle part l'ouvrier n'y est plus discipliné, le chef mieux obéi, l'organisation plus méthodique, l'exploitation des mines dites « fiscales», donne des résultats analogues. Alors que dans les houillères de la Silésie et de la Westphalie, la production augmentait de 120 à 143 % entre 1880 et 1900, dans celles de la Sarre, exploitées par l'Etat, elle augmentait seulement de 73 %.

Page 1