LA RÉSISTANCE S 'ORGANISE
par le citoyen Monatti, directeur de la Vie ouvrière et chef des groupements français de la IIIe Internationale. Dans cette lettre les soviets étaient avertis de ne pas se laisser tromper par ce mot ce nationalisation » : ce n'était qu'une enseigne destinée à couvrir la Révolution en marche. Le citoyen Monatti fut arrêté avec d'autres et une information fut ouverte par M. Jousselin.
Si demain le gouvernement arrivait aux mains des socialistes et communistes, de par la nationalisation, tous les services publics et toutes les entreprises économiques seraient exploités par l'Union des syndicats ouvriers que rien n'empêcherait de faire diriger plus ou moins ouvertement, ou plus ou moins obliquement, par le Pouvoir occulte. C'est sans doute ce que la Synagogue espère, comme aboutissant de la législation que le Parlement est en train de faire.
ce Tous ceux, a dit M. le marquis de Vogué, il y a longtemps déjà, tous ceux qui regardent devant eux sont persuadés que rien ne peut préserver le monde de la crue démocratique et du socialisme qui l'accompagne; on chercherait vainement en dehors de l'Eglise une force capable de limiter cette crue et de la diriger 12. »
Dans une Lettre pastorale, écrite en 1878, Mgr Martin,évêque de Natchitoches, aux Etats-Unis, considérant les événements dont il était témoin et ceux qui les avaient précédés depuis qu'était ouverte l'ère de la révolution, en tirait ce sinistre pronostic : « Nous sommes forcément amenés à conclure à l'existence d'une direction donnée, d'un plan d'ensemble, d'une forte organisation qui exécute un but arrêté vers lequel tout tend. Oui, elle existe cette organisation avec son but, son plan et la direction occulte à laquelle elle obéit ; société compacte malgré sa dissémination sur le globe ; société mêlée à toutes les sociétés sans relever d'aucune ; société d'une puissance au-dessus de toute puissance, celle de Dieu exceptée. »
Cette société compacte, malgré sa dissémination, mêlée à toutes les sociétés sans relever d'aucune, cette société jouissant d'une puissance au-dessus de toute puissance, celle de Dieu exceptée, il n'est plus nécessaire de la nommer, elle s'est assez
12. Spectacles contemporains, cité par le Devoir, 26 avril 1919.
manifestée par ses œuvres. Mais peut-elle compter sur son triomphe, un triomphe certain et définitif? Et en ce cas, le croit-elle prochain ?
Mgr Meurin, évêque de Port-Louis, a répondu dans son livre La Synagogue de Satan : « A l'heure où nous sommes arrivés, le monde peut espérer la voir disparaître. Le pouvoir actuel de la Franc-Maçonnerie paraît toucher à sa fin ». Mais il ajoute : « Il ne finira pas sans une tragédie tout à fait inouïe. »
Cette tragédie inouïe, telle qu'aucune des générations précédentes n'aurait pu la concevoir ni l'imaginer, le monde en est actuellement le théâtre. La grande guerre et ses suites, la paix et l'état dans lequel son règlement met le monde, c'est bien une tragédie inconnue jusqu'ici. Les observateurs la voyaient venir. Tous les peuples étaient en effervescence ; on n'entendait parler que de Pangermanisme, de Panslavisme, de Panserbisme, de Panaméricanisme. Le conflit éclata. La terre se couvrit d'une mer de sang dont les flots coulèrent durant quatre ans d'un continent à l'autre.
La paix allait-elle ramener la sagesse et l'ordre? Elle ouvrit une nouvelle scène de l'inouïe tragédie. Les gouvernements se disputèrent les dépouilles et s'arrachèrent les provinces, les peuples se ruèrent de nouveau et plus que jamais à la poursuite de l'argent et des plaisirs, et cela sous les yeux de la Synagogue qui fomentait la révolution, celle envisagée comme le terme de toutes celles qui ont précédé, celle qui courbera, pense-t-elle, le monde entier sous son joug. Son espoir se réalisera-t-il? Mgr Meurin vient de nous dire son testament. Ce sera, au contraire, la fin, non de la S3magogue, mais de la coalition judéo-maçonnique, de la conjuration des deux sectes contre l'Eglise, contre l'Œuvre pour laquelle le Fils de Dieu, la seconde Personne de la Très Sainte Trinité, s'est incarné, pour laquelle PHomme-Dieu s'est livré à la mort de la croix, voulant nous délivrer de la servitude du démon, nous faire jouir de la paix et nous ouvrir les portes du ciel.
Ce triomphe de l'Eglise sur la Synagogue de Satan et le règne de Jésus sur la société qui doit en être la suite, est actuellement l'objet des prières de tous les enfants de Dieu. Elles seront exaucées. Nous pouvons l'espérer. Adveniat regnum tuum.