CHAPITRE IX
L'empereur Guillaume et les catholiques.
Au lendemain de la publication de l'Encyclique du 28 décembre 1878, sur le socialisme, le journal La Révolution, sous la signature ce un socialiste », donna cette leçon: ce La révolution sociale qui se poursuit actuellement n'est-elle pas fille de la révolution religieuse du XVe siècle ? Pour la conjurer, il faudrait biffer ou renier 89 et la Réforme. Et c'est en cela qu'éclate la bêtise des conservateurs de l'ordre actuel qui, se réclamant de 89, anathémisent et s'imaginent enrayer le mouvement qui emporte le prolétariat vers son émancipation matérielle. Le monde moderne est placé entre l'achèvement de la Révolution française et un retour pur et simple au christianisme du moyen âge. »
Illusions des catholiques allemands. — Leur droit. — Ils le réclament. — Guillaume Ier les paie de belles paroles. — Ils lui gardent leur confiance.
Revenons à la Prusse et reprenons son histoire au point où nous l'avons laissée.
Au lendemain de la fondation de l'empire, elle continua à se tenir au service de la Synagogue, et à lui prouver qu'elle la trouverait toujours disposée à lui prêter son concours pour faire avancer l'œuvre par excellence de la conspiration judéo-maçonnique : l'anéantissement de l'Eglise catholique.
En sa qualité de mère du protestantisme, et dans sa prétention à en être pour le monde entier la capitale et d'être le point de rattachement de toutes les branches de la Réforme, la Prusse avait plus que l'Angleterre la haine du catholicisme et entrait plus avant dans les vues de la Synagogue. Aussi celle-ci se montre moins disposée que jamais à l'abandonner, pas plus après 1918 qu'après 1871.