Cité par Le Bon, Enseignement psychologique, p
7. Un journaliste américain, M. W. A. White, a écrit dans son journal, après avoir parcouru de Reims à Cambrai nos régions dévastées : <c Comment décrire « ces cicatrices effroyables qui s'étendent sur la France » ainsi qu'une (( lèpre effroyable »? La vie sociale, dit-il, a perdu ce qu'elle a de plus cher, elle a perdu son passé, elle ne connaît plus les liens qui l'auraient rattachée à l'avenir. Le vase est brisé à jamais. « La chose est morte, le fer, la pierre et le bois n'y peuvent rien. On peut prévoir la création d'une chose nouvelle ; quant à cette région de la France, elle ne pourra plus jamais être ce qu'elle a été ou ce qu'elle aurait pu être. C'est toute une agonie qui ressort des ruines que la guerre a causées. »
Au tableau de la barbarie allemande, M. White oppose celui de la conduite pleine de générosité des Français pénétrant en Allemagne.
8. La lutte pour notre avenir. Opuscule publié en 1915 par V Association générale des catholiques allemands.
l'autonomie de l'Eglise » ; et M. Bloud, dans son étude, le Nouveau Centre, a montré combien ces assertions sont justifiées par les faits. Le Centre a placé dans l'Empereur luthérien toute l'espérance de son avenir, de celui de l'Allemagne et du catholicisme allemand 9 .
9. Pas plus que les pangermanistes, les membres du Centre — tant était outré le fanatisme d'ambition auquel ils avaient été amenés — ne reculèrent devant l'épouvantable perspective qui leur avait été ainsi présentée par un ministre de la guerre, M. Winston Churchill : « Personne ne peut considérer les conséquences d'une guerre générale ; la cause originelle de cette guerre serait perdue dans les questions plus grandes et plus terribles qui surgiraient.
)> Nul ne peut dire qu'il soit une seule grande puissance susceptible d'échapper au cataclysme.
» Nul ne peut dire dans toute l'Europe qu'*7 est une institution qui, à la fin de la crise, serait restée debout.
■>■> Tout pourrait être jeté dans l'abîme. L'œuvre de destruction opérée dans l'espace de quelques semaines ou de quelques mois, pourrait à ce point atteindre notre vie économique et sociale que nous serions plongés dans la désolationet la barbarie. »